Ambassadeur russe auprès de l’ONU : la coalition actuelle contre Daesh est déficiente

L'ambassadeur russe auprès de l'ONU Vitali Tchourkine Source: Reuters
L'ambassadeur russe auprès de l'ONU Vitali Tchourkine

La coalition actuelle contre Daesh ne maîtrise pas la situation, estime l’ambassadeur russe auprès de l’ONU Vitali Tchourkine. Selon lui, pour faire face aux terroristes au sol, la participation de Damas est nécessaire.

L’initiative visant à créer une large coalition pour lutter contre le groupe terroriste Daesh proposé par le président russe Vladimir Poutine a provoqué un grand intérêt au sein de l’ONU, a avoué Tchourkine lors d’une liaison vidéo «Moscou-New York». La discussion de cette initiative est dorénavant en cours. Tchourkine s’est montré confiant que cette question sera discutée lors de la session de l’Assemblée générale de l’ONU, y compris au sein du Conseil de sécurité.

Mais il existe une différence importante entre la coalition proposée par Moscou et celle des Etats-Unis, relevée par l’ambassadeur russe : les forces américaines agissent sans mandat du Conseil de sécurité ni l’assentiment de nombreux acteurs d’importance, comme le gouvernement de Syrie. «C’est pourquoi elle est déficiente, c’est pourquoi la lutte commune sur le sol contre Daesh nous manque», a mis en relief Tchourkine. Ce que la Russie propose, d’après l’ambassadeur russe, c’est de «créer une coalition à grande échelle avec la participation de ceux qui peuvent vraiment contribuer à la victoire sur Daesh».

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Entretemps la Russie continue à livrer de l’aide militaire au gouvernement d’el-Assad pour qu’il lutte contre les forces de l’Etat islamique. En vérité, Moscou le fait depuis longtemps et ne l’a jamais caché. Mais c’est peut-être seulement maintenant que Washington le réalise, et a commencé à fustiger la Russie l’accusant d’influencer de manière négative la situation en Syrie. 

L’ambassadeur russe n’a pas partagé cette opinion : «Nous ne sommes pas d’accord avec cette logique». Selon ses dires, cette question sera discutée entre le chef de la diplomatie américaine John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui lui «répétera les arguments russes».

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