Qui est Abdelmadjid Tebboune, élu président de l’Algérie au premier tour ?

Qui est Abdelmadjid Tebboune, élu président de l’Algérie au premier tour ?© AFP Source: AFP
Abdelmadjid Tebboune lors d'une conférence de presse à Alger, le 9 novembre 2019, trois jour avant son élection au premier tour comme président de la République, le 12 décembre 2019 (image d'illustration).

Abdelmadjid Tebboune, ancien ministre puis chef de gouvernement du président déchu Abdelaziz Bouteflika âgé de 74 ans, a été élu dès le premier tour pour lui succéder à la tête de l'Etat algérien. Qui est-il ?

Alors que l'élection présidentielle algérienne a été massivement contestée et marquée par une abstention record, l'Autorité nationale des élections (ANIE) a annoncé ce 13 décembre la victoire dès le premier tour d'Abdelmadjid Tebboune avec 58,15% des suffrages, selon des résultats préliminaires. Agé de 74 ans, il a assuré plusieurs fonctions gouvernementales sous la mandature du président déchu Abdelaziz Bouteflika, dont celle de Premier ministre. Mais ce fut éphémère puisque qu'il a été chef du gouvernement entre mai et août 2017.

Durant ces quatre mois, Abdelmadjid Tebboune avait voulu limiter drastiquement les importations qui représentaient en Algérie plus de 40 milliards de dollars par an, et qui profitaient aux nouveaux oligarques. Il avait déclaré à cet égard vouloir «séparer l'argent du politique».

Son fils et des proches impliqués dans des affaires judiciaires

Les médias algériens l’ont présenté de manière récurrente comme étant le candidat de l’armée, ce qu'il a contesté. 

Dans le contexte du hirak, le mouvement de protestation contre le pouvoir né il y a dix mois, Abdelmadjid Tebboune pourrait être pointé du doigt pour des affaires judiciaires impliquant son fils, Khaled, emprisonné depuis juin à Alger et accusé de blanchiment dans le cadre d'un trafic de cocaïne. Autre histoire embarrassante : fin novembre, deux de ses proches, un homme d'affaires et un ancien conseiller de la présidence, ont été placés sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach, à Alger. Pour ne rien arranger, la presse affirme que les deux hommes auraient financé une partie de la campagne de Tebboune. 

Ce 13 décembre, au moment où son élection est confirmée dès le premier tour, une nouvelle marche du vendredi est prévue dans tout le pays. Il est fort à parier que le nouveau président algérien sera la cible des slogans des manifestants qui ont boycotté le scrutin et qui occupent les rues depuis 10 mois pour protester contre un système qu'ils refusent.

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