Un virus terrifiant se cache dans le sol sibérien

Le «mollivirus sibericum» se cahe dans les terres gelées de l'extrême Nord-Est sibérien. © Wikipédia
Le «mollivirus sibericum» se cahe dans les terres gelées de l'extrême Nord-Est sibérien.

Des chercheurs russes et français ont découvert un puissant virus dans le permafrost de sibérie. Baptisé «mollivirus sibericum» il est vieux de 30 000 ans, est visible au microscope optique et possède plus de 500 gènes.

Le virus a été découvert l'année dernière à une trentaine de mètres sous le sol dans les basses terres de la Kolyma, dans l'Oblast de Magadan en Extrême-Orient russe.

La Kolyma© Google Maps
La Kolyma

Selon Jean-Michel Claverie, professeur de médecine à l'université Aix-Marseille et directeur du laboratoire «information génomique et structurale» de Marseille, il s'agît là de la preuve que les virus géants «ne sont pas rares et sont très diversifiés».

«Peut-il s'attaquer à nous ?» voilà bien évidemment la question qui survient immédiatement. A ce sujet, Jean-Michel Claverie, qui fait partie des coordinateurs de l'étude sur ce nouveau virus publiée lundi dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS), se veut rassurant :

«Ce virus n'est pas dangereux pour l'homme car les virus que l'on tente d'isoler dans le permafrost sont des virus d'amibes qui ne posent aucun risque pour la santé humaine», a-t-il expliqué à SputnikNews.

En effet, en laboratoire, les chercheurs tentent de vérifier que ce virus n'est pas pathogène pour l'homme et font revivre les virus en se servant d'amibes et d'autres organismes unicellulaires. L'Homme, lui, est suffisamment éloigné de l'amibe pour ne pas risquer d'être infecté, selon M. Claverie.

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Pourtant, il n'est pas exclu qu'à l'avenir, certains virus géants pas encore découverts soient «responsables de maladies humaines ou animales», affirme-t-il.

Par exemple, le réchauffement climatique pourrait faire renaître des virus éradiqués depuis longtemps, «comme celui de la variole par exemple», prévient le chercheur. 

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