Les Etats-Unis annoncent avoir la confirmation que Damas a utilisé des armes chimiques en mai

Les Etats-Unis annoncent avoir la confirmation que Damas a utilisé des armes chimiques en mai© DARREN ORNITZ Source: Reuters
Mike Pompeo le 26 septembre 2019 à New York.
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Les Etats-Unis, par la voie du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, affirment que la Syrie a recouru à des armes chimiques en mai. Il annonce que Washington allait d'ailleurs réagir.

Les Etats-Unis ont la confirmation que la Syrie a recouru à des armes chimiques en mai, a affirmé le 26 septembre le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, annonçant que Washington allait réagir.

«Les Etats-Unis ont conclu que [Bachar] al-Assad avait utilisé du chlore comme arme chimique», et cette attaque ne «restera pas sans réponse», a fait savoir Mike Pompeo à des journalistes. Les Etats-Unis avaient déjà fait état fin mai d'«indications» selon lesquelles Damas aurait mené une nouvelle «attaque» chimique en Syrie.

Les forces gouvernementales syriennes sont soupçonnées d'avoir lancé une attaque au chlore le 19 mai contre les combattants du groupe terroriste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) (dominé par le Front al-Nosra, ex-branche syrienne d'al-Qaïda) dans le nord de la province côtière de Lattaquié, au nord-ouest du pays. Déjà à l'époque, les Etats-Unis accusaient directement «le régime de Bachar el-Assad» d'être responsable d'une «attaque présumée au chlore, tout en reconnaissant eux-mêmes que ces informations étaient encore à vérifier.

Problème pour les Américains : même l'autoproclamé groupe de secouristes Casques Blancs (qui opère exclusivement dans des zones contrôlées par des djihadistes et est accusé par Damas et Moscou de collaborer avec les terroristes et de mettre en scène des attaques chimiques), avait affirmé en mai à l'AFP ne disposer «pour l'instant d'aucune information sur cette attaque». Principale source utilisée par les agences occidentales sur le conflit syrien, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), habituellement prompt à pointer la responsabilité de Damas, avait également affirmé de son côté le 22 mai n'avoir «aucun document prouvant une attaque chimique dans les montagnes de Lattaquié».

L'utilisation (réelle ou supposée) d'armes chimiques a toujours été considérée par l'administration Trump comme une ligne rouge. Les Etats-Unis ont d'ailleurs déjà ordonné à deux reprises des frappes contre des cibles de l'armée syrienne, qu'elles ont justifiées en accusant Damas – avant toute enquête – d'être responsable d'attaques chimiques. Ce fut le cas en avril 2017, mais également un an plus tard.

Lire aussi : L'ONU annonce création d'un Comité constitutionnel pour la Syrie

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