Iran : trêve sabotée ? Derniers développements en direct
Source: Gettyimages.ruMalgré un cessez-le-feu annoncé le 8 avril et les pourparlers qui doivent se tenir entre l'Iran et les États-Unis à Islamabad, les autorités iraniennes signalent des violations de la trêve. Les informations en continu.
Même s'il évoque un « certain soulagement » lié au cessez-le-feu, l'évolution de la situation en Iran reste incertaine, a déclaré le directeur général de Rosatom Alexeï Likhatchov : « Nous ne savons pas comment cela va se terminer : en théorie, il [le cessez-le-feu] peut échouer à tout moment, ou bien il pourrait effectivement se transformer en une sorte d’accord de paix, comme le dit Trump ».
Alexeï Likhatchov a également affirmé avoir échangé avec le chef du secteur nucléaire iranien au sujet de l'avenir de la centrale nucléaire de Bouchehr entretenue par les spécialistes russes.
Selon le patron de Rosatom, la partie iranienne a demandé d’examiner la possibilité de relancer le projet et de reprendre les travaux le plus rapidement possible. Même si les conditions actuelles ne le permettent pas encore, ce message de la part de l’industrie nucléaire iranienne suscite, selon Alexeï Likhatchov, « un certain optimisme, un optimisme très mesuré ». « Mais le fait que les Iraniens réfléchissent non seulement à la manière de soutenir leur industrie nucléaire, mais aussi à la manière de continuer à la développer, c’est très important pour nous. Nous allons, bien entendu, leur apporter notre soutien», a-t-il déclaré.
Plus de 3 000 personnes ont été tuées à travers l'Iran depuis le début de la guerre le 28 février, a déclaré jeudi le responsable de la médecine légale iranienne aux médias d'État, ajoutant que 40 % des victimes avaient nécessité des examens médico-légaux pour être identifiées et rendues à leurs familles.
La trêve entre l'Iran et les États-Unis offre un répit mais reste fragile et incomplète. Les États du Golfe, peu impliqués dans les négociations, demeurent exposés. Le contrôle du détroit d’Ormuz reste la principale source d’inquiétude.
L’Iran ne laissera transiter qu’un maximum de 15 navires par jour dans le détroit d’Ormuz, conformément à l’accord de cessez-le-feu, a indiqué une source iranienne haut placée à l’agence russe TASS.
Une nouvelle étape d'évacuation du personnel russe de la centrale de Bouchehr se prépare prochainement, a affirmé le directeur général de la société d'État russe Rosatom Alexeï Likhatchov. Selon lui, il reste encore 128 employés sur le site de la centrale.
Une partie des employés de Rosatom avait déjà été évacuée le 10 mars du Bouchehr.
« En cas d'attaque » visant la centrale de Bouchehr « il s'agirait assurément d'une catastrophe régionale », avait alerté Alexeï Likhatchov, pointant une installation fonctionnant à pleine capacité et abritant 72 tonnes de combustible ainsi que 210 tonnes de combustible usagé.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a déclaré sur son compte sur X que l'Union européenne soutient les efforts du Liban visant à désarmer le Hezbollah. Selon elle, « le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre », mais le droit d’Israël à se défendre « ne justifie pas de causer des destructions d’une telle ampleur ».
Évoquant l'offensive israélienne menée la veille contre le Liban, Kaja Kallas a pointé du doigt les centaines de victimes causées par ces raids, « ce qui rend difficile de prétendre que des actions aussi brutales relèvent de la légitime défense ».
« Les actions israéliennes mettent à rude épreuve le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran. La trêve avec l'Iran devrait s'étendre au Liban », a affirmé la diplomate européenne.
Hezbollah dragged Lebanon into the war, but Israel’s right to defend itself does not justify inflicting such massive destruction.
— Kaja Kallas (@kajakallas) April 9, 2026
Israeli strikes killed hundreds last night, making it hard to argue that such heavy-handed actions fall within self-defence.
Israeli actions are…Le Hezbollah a annoncé avoir lancé un barrage de roquettes contre la zone de Manara, affirmant répondre à une « violation du cessez-le-feu » par Israël, après 24 heures de trêve liée aux discussions irano-américaines. Des sirènes ont retenti dans le nord d’Israël, à Kiryat Shmona et Avivim, où plusieurs tirs ont été interceptés.
Dans une vidéo publiée sur sa chaîne, le célèbre journaliste américain Tucker Carlson s'est indigné de la passivité de l'administration américaine face à Israël. « Pourquoi le président actuel, comme n’importe quel autre, ne peut-il pas dire " non " à Israël ? Nous avons le droit d’en connaître la raison.»
Il a également affirmé que les dirigeants américains comprennent « parfaitement » à quel point le suivisme d'Israël est dangereux pour les États-Unis et souligne que « beaucoup de gens à la Maison Blanche ne sont pas indifférents au sort de leur pays ».
Selon Tucker Carlson, les autorités américaines seraient conscientes que cela peut mener « à une éventuelle frappe nucléaire d'Israël contre l'Iran ».
La France condamne les frappes israéliennes mais reste sans levier d’action. Malgré les appels de Macron, Paris ne parvient pas à peser sur le conflit. Cette crise révèle l’ambiguïté et les limites de son influence diplomatique.
La trêve entre Washington et Téhéran repose sur des bases floues et contestées. La discorde concernant le détroit d’Ormuz et le contenu même de l’accord fragilisent son application. Sans cadre commun clair, le cessez-le-feu reste hautement instable.