Les autorités tunisiennes confirment la mort de l'ancien président Zine el-Abidine Ben Ali

Les autorités tunisiennes confirment la mort de l'ancien président Zine el-Abidine Ben Ali© Zoubeir Souissi / File Photo Source: Reuters
L'ex président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali fait signe à ses partisans après avoir prêté serment à l'Assemblée nationale tunisienne, le 12 novembre 2009.

Zine el-Abidine Ben Ali, ancien président de la Tunisie déchu lors de la révolution de 2011, est décédé ce 19 septembre en Arabie saoudite où il avait fui. Militaire, il a régné sans partage pendant 23 ans sur son pays.

Le président déchu Zine el-Abidine Ben Ali est décédé ce 19 septembre à l'âge de 83 ans, en Arabie saoudite, où il vivait en exil depuis la révolution de 2011, a fait savoir à l'AFP le ministère tunisien des Affaires étrangères. «Nous avons eu la confirmation de sa mort il y a 30 minutes», a ajouté le ministère, sans plus de détails.

Ben Ali a été au pouvoir en Tunisie de 1987 au 14 janvier 2011, date à laquelle il a fui dans des conditions rocambolesques vers Jeddah, en Arabie saoudite, après avoir été chassé par la révolution populaire, dans le cadre de ce qui a été surnommé le Printemps arabe. Il n’a fait depuis que de très rares apparitions publiques.

Après avoir destitué Habib Bourguiba, considéré comme le père de la nation tunisienne, ce militaire a dirigé son pays sans partage pendant 23 années.

Il avait été condamné par contumace

En 2018, à l'issue de procès par contumace pour «homicides volontaires», «abus de pouvoir» ou encore «détournements de fonds», il avait été condamné par contumace à de multiples peines de prison, dont plusieurs à perpétuité.

Commentant cette disparition pour RT France, Youssef Seddik,  philosophe, anthropologue et islamologue tunisien, parle d'un «dictateur» et estime que sa mort va certainement peser sur l'avenir proche de la Tunisie et notamment sur le deuxième tour de l'élection présidentielle qui aura lieu début octobre.

Réagissant à des rumeurs sur le décès de Ben Ali mi-septembre, le Premier ministre tunisien Youssef Chahed avait assuré qu'il était prêt à donner son «feu vert» pour que le président chassé vive ses derniers jours dans son pays.

«C'est un cas humanitaire. S'il est malade, comme le disent les rumeurs, il peut rentrer dans son pays comme tout Tunisien», avait dit Youssef Chahed. «S'il veut rentrer pour être enterré ici, je donne mon feu vert», avait-il ajouté. Peu après l'annonce officielle du décès ce 18 septembre, le lieu des funérailles, Arabie saoudite ou Tunisie, restait inconnu.

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