Salon de Francfort : des militants écologistes manifestent contre l’industrie automobile

Le salon automobile de Francfort affronte cette année une opposition écologiste d'une ampleur inédite, mêlant manifestations et tentative de blocage, signe que même en Allemagne le secteur automobile n'est plus une vache sacrée.

«L'industrie automobile a fraudé sur le diesel et contribue à ce que la crise climatique empire», accuse auprès de l'AFP Gerald Neubauer, porte-parole du groupe Campact, qui co-organise le 14 septembre une grande manifestation contre la politique pro-voiture.

Des milliers de personnes, selon la police, ont prévu de rallier samedi en début d'après-midi à pied ou à vélo le parc des expositions de Francfort la veille d'une tentative de blocage du salon.

«Nous voulons une révolution des modes de transport», réclame Tina Velo, porte-parole sous pseudonyme du collectif «Sand im Getriebe» à l'origine de l'appel au blocus dimanche.

Cette combinaison d'actions légales et illégales caractérise le mouvement de défense du climat qui progresse depuis des mois en Europe, et prend désormais pour cible une industrie longtemps intouchable par son importance pour l'économie allemande.

Mais la branche est fragilisée depuis l'éclatement en 2015 du scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen, et le salon automobile de Francfort cristallise les critiques adressées à ce secteur au moment où l'urgence climatique s'invite dans le débat public.

Mobilisation écologiste

Dès l'ouverture à la presse mardi, Greepeace a lancé la contestation: une vingtaine de militants vêtus de vestes vertes ont gonflé à l'arrière d'un 4X4 un ballon noir géant avec l'inscription «CO2».

«L'industrie automobile n'a toujours pas compris la crise du climat. Au lieu de célébrer ici les SUV gourmands en carburants, les constructeurs doivent en finir avec ces chars d'assaut urbains et arrêter les moteurs à combustion», a déclaré à l'AFP Benjamin Stephan, militant de l'ONG.

Le groupe a également manifesté le 12 septembre sur les stands de Volkswagen et de BMW alors que la chancelière Angela Merkel visitait le salon.

Des manifestants y sont montés sur des SUV et ont déroulé des pancartes montrant des voitures avec l'inscription «Tueuses du climat».

Ces véhicules massifs font encore plus débat en Allemagne depuis qu'un SUV monté sur un trottoir à grande vitesse a tué quatre passants dont un jeune enfant la semaine passée à Berlin. Des voix s'élèvent désormais pour réclamer leur interdiction dans les centre-villes.

«Il faut sortir de l'essence et du diesel, sortir du moteur à combustion et réduire le nombre de voitures», énumère M. Neubauer.

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