Alger : le 24e vendredi de manifestations marqué par des arrestations

Alger : le 24e vendredi de manifestations marqué par des arrestations Source: AFP
Des manifestants algériens tenant des pancartes de révolte lors du 24e vendredi de protestation à Alger le 2 août 2019.

La manifestation hebdomadaire contre le gouvernement a débuté à 10h, ce 2 août, encadrée par un important dispositif policier. A Alger, une centaine de manifestants sont parvenus à rejoindre le cortège malgré le grand nombre de rues bloquées.

La police est présente en très grand nombre à Alger depuis ce 2 août au matin, à l'occasion de la 24e grande manifestation hebdomadaire contre le gouvernement.

Comme c'était le cas ces dernières semaines, de très nombreux véhicules de police sont garés depuis l'aube en formant des files ininterrompues des deux côtés des rues du centre-ville, sur le chemin emprunté par le cortège. Leur but est de limiter l'espace alloué aux manifestants et d'entraver l'accès à la rue depuis les trottoirs. 

Aux environs de la Grande Poste, bâtiment du cœur de la ville et lieu de rassemblement emblématique des manifestations, des centaines de policiers en civil et en uniforme sont regroupés et des milliers d'autres sont visibles dans le centre-ville, a constaté un journaliste de l'AFP. Près de ce même bâtiment, une dizaine de personnes ont été arrêtées pour des motifs inconnus, et emmenées dans un fourgon qui a quitté les lieux. Mais ce n'est pas le seul endroit où la tension est palpable, puisqu'un membre du Rassemblement actions jeunesse, Djalal Mokrani, a été interpellé sur la place Audin, d'après TSA Algérie.

Une centaine de personnes, toujours selon l'AFP, ont marché aux cris de «Gaïd dégage !», visant le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah. Ce dernier est le véritable homme fort du pays depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, conséquence de ce mouvement de contestation inédit. «Pas de dialogue avec le gang au pouvoir», ont-ils également scandé, une référence au principal mot d'ordre du «Hirak», mouvement de contestation né le 22 février. Ses membres exigent, avant tout scrutin, le départ des anciens fidèles du président Bouteflika, pointant du doigt Abdelkader Bensalah et le général Gaïd Salah. Le pouvoir a de son côté proposé un «dialogue» censé définir les modalités de la présidentielle afin d'en garantir l'équité et sortir l'Algérie de la crise.

L'élection présidentielle, initialement fixée au 4 juillet pour élire le successeur d'Abdelaziz Bouteflika, a été annulée faute de candidats, conduisant au maintien d'Abdelkader Bensalah à la tête de l'État malgré l'expiration du délai d'intérim prévu par la Constitution. Un événement alimentant les manifestations chaque semaine, d'autres villes du pays s'impliquant de plus en plus dans la révolte, telles qu'Oran, El Tarf ou encore Bouira.

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