Di Maio veut déchoir de sa nationalité un ancien secrétaire d'Etat devenu conseiller à Matignon

Di Maio veut déchoir de sa nationalité un ancien secrétaire d'Etat devenu conseiller à Matignon© Remo Casilli Source: Reuters
Luigi di Maio en conférence de presse à Rome le 8 mars (image d'illustration).

Après avoir figuré sur la liste LREM Renaissance pour les européennes, Sandro Gozi vient d'être nommé conseiller à Matignon. Le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio y voit une trahison.

Le 29 juillet, Sandro Gozi, qui a été secrétaire d’Etat auprès de la présidence du Conseil italien en charge des Affaires européennes de 2014 à 2018, a été nommé au cabinet du Premier ministre Édouard Philippe en tant que chargé de mission Affaires européennes. Sa nomination n’est cependant pas passée inaperçue en Italie.

Réagissant à la nouvelle, Luigi Di Maio, vice-président du Conseil et leader du Mouvement cinq étoiles, a proposé de le déchoir de la nationalité italienne : « On doit évaluer s’il faut lui retirer la nationalité italienne : il devient une personnalité d’un autre gouvernement après avoir travaillé pour le gouvernement italien. Il trahit l’Italie. C’est inquiétant .»

L'intéressé, Sandro Gozi, a lui aussi réagi auprès du journal français L'Opinion en opposant : «Je ne rentre pas au gouvernement, mais je deviens un simple conseiller. Leur requête est politiquement et moralement inacceptable, c’est l’expression d’un nationalisme trivial .»

A en croire L'Opinion, depuis la fin de son mandat italien en 2018, Sandro Gozi «est devenu un proche d’Emmanuel Macron» et aurait servi comme «agent de liaison entre Matteo Renzi» et le président français. Il a ensuite été repéré comme candidat aux élections européennes sur la liste Renaissance de la majorité française. Il entrera au Parlement européen après la fin du processus du Brexit, lorsque les députés britanniques auront rendu les leurs... L'Opinion explique donc que cette nomination auprès d'Edouard Philippe vient «compenser» son «élection manquée».

Lire aussi : Di Maio se dit convaincu que Bruxelles finira par «comprendre» et laissera filer le déficit italien

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