Emmanuel Macron a-t-il refusé au Sea-Watch d'accoster en France ?

Emmanuel Macron a-t-il refusé au Sea-Watch d'accoster en France ?© Guglielmo Mangiapane Source: Reuters
Le navire Sea Watch, le 29 juin (image d'illustration).

Carola Rackete, capitaine du navire Sea-Watch 3 qui a créé la polémique en Italie en accostant de force sur l'île de Lampedusa avec 41 migrants à bord, affirme dans une interview qu'elle avait sollicité la France pour accoster à Marseille. En vain.

La capitaine allemande du navire Sea-Watch 3, Carola Rackete, transportant 41 migrants à son bord, aurait demandé à la France et à plusieurs autres pays européens d'accoster. Dans la nuit du 28 au 29 juin, le Sea-Watch 3 a finalement forcé un barrage des garde-côtes italiens pour accoster à Lampedusa, malgré l'interdiction du ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini.

La capitaine de 31 ans assure avoir formulé la demande d'accoster dans le port de Marseille, mais précise que «personne n'est jamais revenu vers [elle].» Dans une interview qu'elle a accordée à L'Obs, elle déclare : «La demande a été transmise au préfet, jusqu’au président de la République, m’a-t-on dit.» Mais la demande n'aurait pas abouti. Le navire a également tenté d'entrer en contact avec Malte et avec l'Allemagne, où plusieurs villes auraient proposé d'accueillir les migrants qui se trouvaient à bord : «Il y avait constamment des requêtes auprès du ministère allemand des affaires étrangères, du ministère de l’intérieur. On nous disait : "On s’en occupe." Mais en réalité, aucune solution ne s’est dessinée, rien de concret», a déclaré Carola Rackete au Spiegel.

Le 30 juin, Matteo Salvini avait tancé les autorités françaises sur Twitter : «Et vu que le gouvernement français est si généreux, au moins en paroles, avec les immigrés, nous enverrons les éventuels prochains bateaux vers Marseille». Alors que ce la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, avait accusé le gouvernement italien de pratiquer «une stratégie d'hystérisation», Matteo Salvini avait expliqué n'avoir «pas de leçons [à recevoir] de qui que ce soit et de la France en particulier.» Avant d'ajouter : «Puisque l’Elysée a déclaré que "tous les ports étaient ouverts", nous indiquerons Marseille et la Corse comme destination.»

Lire aussi : La capitaine du Sea-Watch déclarée libre par la justice italienne

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