Jean-Yves Le Drian ironise sur le plan américain censé résoudre le conflit israélo-palestinien

- Avec AFP

Jean-Yves Le Drian ironise sur le plan américain censé résoudre le conflit israélo-palestinien      © FADEL SENNA Source: AFP
Jean-Yves Le Drian donne une conférence de presse à Rabat au Maroc, le 8 juin 2019.

En déplacement au Maroc, le chef de la diplomatie française a fait un trait d'humour au sujet de l'absence, pour l'heure, d'un plan américain pour un règlement de l'épineux conflit israélo-palestinien.

«Si quelqu'un a vu le plan américain, merci de nous en informer !», a lancé le 8 juin à Rabat (Maroc) le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à propos du plan pour un règlement du conflit israélo-palestinien qui doit être dévoilé prochainement.

«J'en parle d'autant plus aisément que j'ai participé à la rencontre du président Macron avec le président Trump avant-hier», a-t-il ajouté au cours d'un point de presse avec son homologue marocain Nasser Bourita. Ce dernier a fait savoir que le Maroc n’avait également pas eu «encore connaissance d'un quelconque plan de paix», et se prononcerait quand il «aura connaissance des contours, du contenu et des détails».

«Nos principes sont identiques : il n'y a pas de solution sans la reconnaissance de deux Etats vivant en sécurité, l'un et l'autre, et ayant Jérusalem comme capitale, l'un et l'autre», a précisé Jean-Yves Le Drian. «A partir de là, s'il y a un plan de paix, nous le regarderons avec beaucoup d'attention et nous échangerons sur le sujet», a-t-il ajouté.

La Maison Blanche a prévu de présenter le volet économique de son plan de paix les 25 et 26 juin lors d'une réunion à Bahreïn. En préparation de ce rendez-vous, le gendre du président américain, Jared Kushner s'est déplacé fin mai au Maroc, en Jordanie et en Israël. Selon Nasser Bourita, cette visite «a été l'occasion pour le Maroc de répéter ses positions bien connues».

Les Palestiniens ont d'ores et déjà rejeté ce plan entouré du plus grand secret, sans même le connaître. L'administration américaine s'étant discréditée à leurs yeux quand Washington a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël en décembre 2017. 

Lire aussi : Israël, un «Etat d'apartheid», selon l'ambassadeur de France aux USA en départ à la retraite

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