Algérie : le ministre des Sports violemment pris à partie par des supporters de football (VIDEO)

Algérie : le ministre des Sports violemment pris à partie par des supporters de football (VIDEO)© RYAD KRAMDI Source: AFP
Des forces de l'odre se déploient dans l'enceinte du stade algérois du 5 juillet 1962 (image d'illustration).

Chargé de remettre la coupe d’Algérie de football aux vainqueurs, le ministre des sports n’a pu assister à l'intégralité de la rencontre après que des supporters, opposés au pouvoir actuels, ont tenté d'envahir la tribune présidentielle.

Ce 8 juin, la finale de la 55e édition de la Coupe d’Algérie de football opposant le CR Belouizdad à la JSM Bejaia a été émaillée par des violences. Une demi-heure avant le début du match, des supporters ont vertement invectivé le ministre algérien des Sports, Raouf Salim Bernaoui, chargé de remettre la coupe aux vainqueurs. «Pouvoir assassin», «Vous avez pillez le pays voleurs», ont scandé les supporters à l’encontre du ministre et du personnel l’accompagnant.

Sur une vidéo publiée par la page Facebook Dzair Daily, on peut voir des supporters en colère tenter de faire céder la barrière qui les sépare de la tribune présidentielle du stade de Blida hôte de l'événement. Face à ce déchaînement de violences, le ministre des Sports ainsi que plusieurs «officiels» ont été contraints de quitter temporairement l'enceinte du stade avant de revenir, à la fin de la rencontre, pour remettre la coupe aux vainqueurs comme le rapportent plusieurs médias algériens. 

Vilipendés chaque vendredi par les manifestants opposés au pouvoir actuel, le président par intérim Abdelkader Bensalah et le Premier ministre Noureddine Bedoui ont préféré ne pas assister au match. «C’est la première finale dans l’histoire depuis le lancement de l’épreuve en 1963 qui se déroule sans la présence du Président de la République ou du Premier ministre», écrit le site TSA Algérie.

L'Algérie est secouée depuis le 22 février par des manifestations massives déclenchées par la volonté du président Abdelaziz Bouteflika de briguer un cinquième mandat. Ce dernier a démissionné le 2 avril, mais les manifestants restent mobilisés, réclamant le départ de l'ensemble du «système» en place durant les deux décennies de pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika. Ils rejettent la tenue d'une élection présidentielle tant que cette revendication n'a pas été satisfaite. Ils réclament, avant tout scrutin, des structures de transition à même de garantir une élection libre et équitable.

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