Le pape François met en garde contre la cruauté et l'élitisme opposés aux migrants

Le pape François met en garde contre la cruauté et l'élitisme opposés aux migrants© Remo Casilli Source: Reuters
Le pape François au Vatican le 24 mai (image d'illustration).

Le pape François annonce les grandes lignes de la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2019 et tire à boulets rouges sur la cruauté, l'individualisme et l'élitisme des sociétés exclusives vis-à-vis des plus pauvres.

Annonçant la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2019 qui se tiendra le 19 septembre, le pape François a développé le thème qui sera mis à l'honneur et a précisé, selon un communiqué publié le 27 mai : «Il ne s’agit pas seulement de migrants.»

En tout état de cause, le message adressé par le pontife se veut effectivement plus général et, brandissant les écritures, il rappelle qu'«il s'agit de n'exclure personne» : «"Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits : car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon père qui est aux cieux" (Mt 18, 10). Il ne s’agit pas seulement de migrants : il s’agit de n’exclure personne.»

Insistant sur la question des écarts sociaux, François a aussi eu un mot pour le quotidien des «exclus» de la société et la direction générale du monde : «Le monde actuel est chaque jour plus élitiste et cruel envers les exclus. Les pays en voie de développement continuent d’être appauvris de leurs meilleures ressources naturelles et humaines au profit de quelques marchés privilégiés.»

Le pape se permet-il une pique à l'intention du gouvernement français ? Il glisse en tout cas une allusion au marché de l'armement qu'il met en regard des politiques d'asile : «Les guerres ne concernent que quelques régions du monde, mais les armes pour les faire sont produites et vendues dans d’autres régions qui, ensuite, ne veulent pas se charger des réfugiés produits par ces conflits. Ceux qui en font les frais, ce sont toujours les petits, les pauvres, les plus vulnérables, qu’on empêche de s’asseoir à table et à qui on laisse les "miettes" du banquet.»

François oppose alors deux sortes d'avancées socio-économiques : «Le développement qui exclut rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Le développement véritable est celui qui se propose d’inclure tous les hommes et toutes les femmes du monde, en favorisant leur croissance intégrale, et qui se préoccupe aussi des générations futures.»

Et de conclure : «Donc, ce n’est pas seulement la cause des migrants qui est en jeu, ce n’est pas seulement d’eux qu’il s’agit, mais de nous tous, du présent et de l’avenir de la famille humaine.  Les migrants, et spécialement ceux qui sont plus vulnérables, nous aident à lire les "signes des temps". À travers eux, le Seigneur nous appelle à une conversion, à nous libérer des exclusions, de l’indifférence et de la culture du déchet.»

Lire aussi : «Rempart des réfugiés», «naïveté»... Les propos du pape sur les migrants interpellent les politiques

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