Une religieuse catholique franco-espagnole égorgée en Centrafrique

- Avec AFP

Une religieuse catholique franco-espagnole égorgée en Centrafrique© LAKRUWAN WANNIARACHCHI Source: AFP
Un chapelet (image d'illustration).

Selon le média public du Saint-Siège, une religieuse franco-espagnole de 77 ans a été assassinée dans un village de l'ouest de la Centrafrique, où elle enseignait la couture à des jeunes filles. De même source, elle aurait été retrouvée décapitée.

Le portail officiel du Saint-Siège a fait savoir ce 22 mai qu'une religieuse franco-espagnole de 77 ans avait été assassinée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles dans l'ouest de la Centrafrique.

Selon le site Vatican News, la femme aurait été retrouvée décapitée le 21 mai au matin. Néanmoins, le porte-parole du diocèse de Burgos, d'où était originaire la religieuse, a indiqué avoir parlé avec un de ses évêques installé en Centrafrique et a rapporté : «Il m'a dit qu'elle avait plutôt été égorgée : ils lui ont tranché le cou jusqu'à la tuer, mais ils ne lui ont pas coupé entièrement la tête».

Je veux rappeler la mémoire d'Inès Nieves Sancho, 77 ans, éducatrice des filles pauvres depuis des dizaines d'années, tuée de manière barbare en Centrafrique

Le pape François a évoqué ce 22 mai sur la place Saint-Pierre cet assassinat «barbare». «Je veux rappeler la mémoire d'Inès Nieves Sancho, 77 ans, éducatrice des filles pauvres depuis des dizaines d'années, tuée de manière barbare en Centrafrique précisément dans le local où elle enseignait la couture à des jeunes filles, une femme qui en plus a donné sa vie pour Jésus au service des pauvres», a-t-il déclaré durant son audience, appelant la foule à prier en silence pour elle. 

Les raisons du crime restent pour l'heure inconnues. «Sœur Inès Nieves Sancho a été retrouvée morte lundi matin dans le village de Nola, une commune située dans le diocèse de Berberati, à l’ouest du pays», précise Vatican News, qui rapporte que la religieuse résidait dans cette commune depuis 1996.

Certaines superstitions, importées du Cameroun local, poussent certaines personnes à commettre des sacrifices humains pour s’attirer la fortune

De même source, ses agresseurs se seraient introduits dans sa chambre dans la nuit du 19 au 20 mai et l'auraient conduite au centre pour jeunes filles qu’elle dirigeait. Selon un député local cité par le portail d'informations religieuses, le meurtre pourrait être lié au trafic d’organes humains et aux crimes rituels. «Certaines superstitions, importées du Cameroun local, poussent certaines personnes à commettre des sacrifices humains pour s’attirer la fortune, notamment en vue de la recherche de diamants», peut-on lire sur Vatican News. 

Une veillée de prière a été organisée dans la soirée suivant la macabre découverte. Les funérailles ont été célébrées ce matin du 22 mai.

Lire aussi : Six morts dans une attaque contre une église catholique au Burkina Faso

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