Six morts dans une attaque contre une église catholique au Burkina Faso

- Avec AFP

Six morts dans une attaque contre une église catholique au Burkina Faso© ISSOUF SANOGO Source: AFP
Des policiers vérifient les voitures à l'entrée du Festival panafricain du cinéma et de la télévision, à Ouagadougou (FESPACO), le 27 février 2017 (image d'illustration).
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Selon des sources sécuritaires, au moins six personnes ont été tuées ce 12 mai au cours d'une attaque contre une église catholique située dans le centre-nord du Burkina Faso, où les attaques terroristes se sont multipliées ces derniers mois.

Six personnes, dont un prêtre, ont été tuées dans la matinée du 12 mai lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, selon l'AFP qui cite des sources locales et sécuritaires. 

«Vers 9h, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir», a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. «[Les assaillants] ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq [personnes]. Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts». 

Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux

Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un «groupe d’hommes armés» composé de 20 à 30 personnes. «Ils ont incendié l'église, puis des boutiques et un maquis [petit restaurant ou bar] avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste», a ajouté Ousmane Zongo. «Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C'est pratiquement une ville morte». Cette attaque survient deux jours après la libération, dans le nord du Burkina Faso, de quatre otages par les forces spéciales françaises.

Depuis 2015, les attaques terroristes se sont intensifiées  

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes djihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et l'organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).

D'abord concentrées dans le Nord, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d'autres régions, notamment l'Est. Elles ont fait, depuis 2015, près de 400 morts, selon un comptage de l'AFP.

Si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques djihadistes, il s'agit de la deuxième attaque, en deux mois, d'une église depuis 2015, date des premières attaques. Fin avril, six personnes avaient été tuées lors de l’attaque de l’église protestante de Silgadji, dans le nord du Burkina Faso. À la mi-mars, l'abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés.

Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d'origine espagnole, a été tué lors d'une attaque armée attribuée à des djihadistes à Nohao, dans le centre-est du pays. Plusieurs imams ont également été assassinés par les djihadistes dans le Nord. Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient «considérés comme pas assez radicaux» par les djihadistes ou «accusés de collaborer avec les autorités».

Lire aussi : L'attaque d'une église au Burkina Faso fait au moins six morts, dont son pasteur

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