Yémen : la Belgique envisage de suspendre ses livraisons d'armes à l'Arabie saoudite

Yémen :  la Belgique envisage de suspendre ses livraisons d'armes à l'Arabie saoudite © Mohammed HUWAIS Source: AFP
Un panache de fumée s'élève vers le ciel après une frappe aérienne de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite contre la base aérienne d'Al-Daïlami, dans la capitale yéménite, Sanaa, le 5 avril 2018 (image d'illustration).

Les autorités belges se sont dit prêtes à suspendre la vente d’armes à l’Arabie saoudite dans le cas où elles seraient utilisées sur des théâtres extérieurs. Cette annonce intervient alors que des armes belges sont suspectées d’avoir servi au Yémen.

La Belgique n’exclut pas de suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite en raison de leur utilisation présumée dans le conflit au Yémen. «Je crois qu'il serait bon que l'on suspende les contrats de livraison d'armes à l'Arabie Saoudite», a plaidé le chef de la diplomatie Didier Reynders au cours d’un entretien à la RTBF, le 9 mai.

Une décision que soutiendrait le ministre-président du gouvernement wallon, Willy Borsus : «Dès l'instant où il apparaitrait que des armes n'ont pas, in fine, été utilisées à l'endroit ou dans le pays auquel elles étaient destinées, il y aura effectivement une réaction de la Région wallonne», a-t-il déclaré sur la même antenne, le 11 mai. Et d’ajouter : «Cela peut aller jusqu'à la suspension des licences d'armes déjà accordées, puisque c'est ce dont il est question.»

En Belgique, l'attribution de licences d'exportation aux fabricants d'armes ou d'équipements militaires relève de l'exécutif des régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles).

Ces annonces ont été faites quelques jours après la publication d’une enquête dans les colonnes du quotidien Le Soir révélant que le royaume saoudien faisait usage d'armes produites par la fabrique d'armes belge la FN Herstal dans le cadre de ses opérations militaires controversées au Yémen.

Principal client du fabricant belge de mitrailleuses et de fusils d'assaut, l'Arabie saoudite est à la tête d'une coalition de pays arabes au Yémen, dont les bombardements sont responsables de nombreux morts civils. Bénéficiant notamment du soutien des Etats-Unis et du Royaume-Uni, cette coalition tente de remettre en place le gouvernement du Yémen, qui avait été chassé de la capitale Sanaa par les rebelles houthis, proches de l'Iran.

Lire aussi : Belgique : 60% des armes wallonnes sont achetées par l'Arabie saoudite

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»