Des experts de l'ONU jugent «disproportionnée» la condamnation d'Assange (EN CONTINU)

- Avec AFP

Des experts de l'ONU jugent «disproportionnée» la condamnation d'Assange  (EN CONTINU)© Henry Nicholls Source: Reuters
Des personnes manifestent contre l'arrestation de Julian Assange et son éventuelle extradition vers les Etats-Unis, le 2 mai à Londres.

Le 2 mai, devant le tribunal londonien de Westminster, Julian Assange a refusé son extradition vers les Etats-Unis qui entendent le juger pour piratage informatique. Washington l'accuse d'avoir aidé à la déclassification de documents confidentiels.

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  • La condamnation de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, à 50 semaines de prison pour violation de ses conditions de liberté provisoire par un tribunal britannique est «disproportionnée» selon le Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire.

    Dans un communiqué, ce groupe d'experts indépendants, qui sont mandatés par le Conseil des droits de l'Homme mais ne s'expriment pas au nom des Nations unies, se dit «profondément préoccupé» par la décision de la justice britannique, estimant qu'il s'agit d'une «peine disproportionnée» qui a été «imposée à M. Assange».

  • Le rédacteur en chef de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson, s'est vu refuser l'entrée de l'ambassade de l’Équateur à Londres, le 2 mai, alors qu'il voulait reprendre les affaires de Julian Assange. Juan Branco, l’avocat et l’associé de Julian Assange, a commente cet état de fait en déclarant que l'Equateur refuse de rendre les affaires de Julian Assange qui lui permettraient d’exercer sa défense au tribunal.

  • Un certain nombre de personnalités politiques et artistes ont rejoint la manifestation qui a eu lieu le 2 mai à Berlin après que Julian Assange avait été condamné à 50 semaines de prison. Ai Weiwei, un artiste chinois qui était parmi les manifestants a lui aussi exprimé son appui au cofondateur de WikiLeaks.

  • Un rassemblement s'est tenu à Paris pour apporter son soutien au fondateur de Wikileaks après sa condamnation à 50 semaines de prison pour avoir violé les conditions de sa liberté provisoire en se réfugiant à l'ambassade d'Equateur à Londres pendant sept ans.

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Julian Assange, le fondateur de Wikileaks a refusé d'être extradé vers les Etats-Unis, qui veulent le juger pour piratage informatique, lors de sa comparution, le 2 mai, devant le tribunal londonien de Westminster. 

«Je ne veux pas me soumettre à une extradition pour un travail de journalisme qui a récolté de nombreuses récompenses et protégé beaucoup de gens», a déclaré l'Australien de 47 ans par vidéoconférence depuis la prison de Belmarsh où il est détenu depuis le 11 avril. Les Etats-Unis l'accusent d'association de malfaiteurs en vue de commettre un «piratage informatique» pour avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense en 2010.

Le représentant de la justice américaine, Ben Brandon, a confirmé ce 2 mai qu'il risquait une peine maximale de cinq ans de prison. Mais les soutiens de Julian Assange craignent que les charges ne soient alourdies, la justice britannique n'ayant pas encore reçu tous les documents concernant la demande américaine.

L'audience, la première d'une probable longue série avant que la justice britannique ne tranche, intervient au lendemain de la condamnation d'Assange à 50 semaines de prison par la cour de Southwark, à Londres, cette fois pour violation de sa liberté provisoire dans le cadre d'une enquête pour viol et agression sexuelle présumés de deux Suédoises en août 2010 - depuis classée.

En 2012, Julian Assange, affirmant craindre qu'une extradition vers le Suède n'aboutisse à son extradition vers les Etats-Unis, s'était réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il a bénéficié de l'asile politique jusqu'à son arrestation le 11 avril par la police britannique, avec l'autorisation de Quito.

Dans une lettre lue par son avocat le 1er mai, il s'est excusé «auprès de ceux qui estiment que je leur ai manqué de respect» et a dit avoir fait «ce que je pensais être le mieux à l'époque ». Mais la juge Deborah Taylor a estimé qu'il avait «exploité [sa] position privilégiée pour faire fi de la loi».

Selon l'avocat spécialiste des extraditions Ben Keith, la bataille judiciaire qu'il a engagée a peu de chance de succès et pourrait durer entre 18 mois et deux ans. Pour l'avocate de Julian Assange, Jennifer Robinson, son arrestation a créé «un dangereux précédent» pour «les journalistes» dans le monde. La prochaine audience a été fixée au 30 mai.

Lire aussi : Qu'est-il reproché au fondateur de WikiLeaks Julian Assange ?

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