Après Christchurch, Erdogan appelle à combattre l'islamophobie comme l'antisémitisme après la Shoah

Après Christchurch, Erdogan appelle à combattre l'islamophobie comme l'antisémitisme après la Shoah© Murad Sezer Source: Reuters
Le président turc Recep Tayyip Erdogan le 22 mars 2019 à Istanbul (image d'illustration).

Alors qu'il fait campagne pour les élections municipales du 31 mars, le président turc prend appui sur la tuerie de Christchurch. Se présentant en leader du monde musulman, il n'hésite pas à projeter les images de l'attaque lors de ses meetings

Très virulent depuis la tuerie de Christchurch qui a fait 50 morts le 15 mars – menaçant notamment d'assassiner l'assaillant Brenton Terrant s'il n'était pas condamné à la peine de mort – le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé ce 22 mars à combattre «la haine de l'islam» comme l'antisémitisme après la Shoah.

«De la même manière qu'elle a combattu l'antisémitisme après la catastrophe de l'Holocauste, l'humanité doit combattre avec la même détermination la haine de l'islam qui est en hausse», a en effet déclaré le chef d'Etat turc, s'exprimant au début d'une réunion de l'Organisation de la coopération islamique convoquée après l'attaque contre les deux mosquées en Nouvelle-Zélande.

Les groupes néo-nazis doivent être abordés comme des groupes terroristes et traités comme tels, de la même manière que Daesh

Au moins 50 personnes ont été tuées dans cet attentat commis pendant la prière du vendredi, jour saint pour les musulmans. Recep Tayyip Erdogan a vivement dénoncé cette tuerie, y voyant le signe de la «hausse de l'islamophobie» dans les pays occidentaux et accusant notamment les médias de «souffler sur les braises de la haine de l'islam». «Il y a clairement en face de nous une hostilité envers l'islam et une haine des musulmans [...] Cette menace est devenue un problème dont doivent s'occuper les forces de sécurité, les dirigeants et les simples citoyens», a-t-il encore analysé.

«Les groupes néo-nazis doivent être abordés comme des groupes terroristes et traités comme tels, de la même manière que Daesh», a ajouté le président turc. Il a par ailleurs estimé que la solidarité affichée par la Nouvelle-Zélande avec les musulmans après l'attentat contre les mosquées devait être «un exemple pour les dirigeants du monde entier».

En campagne pour les municipales du 31 mars, il avait diffusé la veille des images de l’attaque lors d’un meeting à Eskisehir, dans l’ouest de l’Anatolie. Dans ces extraits partiellement floutés déjà projetés par la présidence turque lors de meetings pendant le week-end, on distingue l'assaillant en train de tirer sur des hommes à l'entrée d'une mosquée, puis de vider son chargeur sur des corps à l'intérieur du lieu de culte. Projetées à plein volume sur un écran géant, elles ont été retransmises en direct par toutes les chaînes d’information du pays.

Lire aussi : Attaque en Nouvelle-Zélande : le suspect a-t-il agi après son passage présumé en France ?

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