Article 5, pas F-35 : le tacle de Florence Parly sur le rôle des Etats-Unis dans l'OTAN

Article 5, pas F-35 : le tacle de Florence Parly sur le rôle des Etats-Unis dans l'OTAN Source: Reuters
Florence Parly, ministre des Armées (image d'illustration).

En déplacement aux Etats-Unis, la ministre française des Armées a exprimé ses inquiétudes concernant l'attitude de Donald Trump au sein de l'OTAN. Elle lui reproche notamment de conditionner l'engagement de son pays à l'achat d'armes américaines.

«L'Alliance [de l'OTAN] devrait être inconditionnelle, ou alors ce n'est pas une alliance», a estimé le 18 mars Florence Parly, ministre française des Armées, lors de son intervention auprès de l'Atlantic Council (think tank américain basé à Washington, qui entretient d'étroites relations avec l'alliance militaire).

La clause de solidarité de l'Otan s'appelle Article 5, pas l'article F-35

La ministre a exprimé ses inquiétudes sur la notion de solidarité au sein de l'OTAN, en particulier celle de l'allié américain, redoutant que l'alliance puisse «être conditionnée au fait que les alliés achètent tel ou tel équipement».

«La clause de solidarité de l'Otan s'appelle Article 5, pas l'article F-35», a poursuivi Florence Parly, faisant ici référence au nouvel avion furtif de l'armée américaine que Washington souhaiterait que les Européens achètent, au détriment d'appareils fabriqués en Europe.

S'entretenant avec son homologue américain, le chef des Armées est revenu sur des propos tenus le 12 juillet 2018 par Donald Trump, ne cachant pas ses préoccupations : «Quand les Européens ont entendu [...] que si leurs dépenses militaires n'atteignaient pas 2% du PIB, les Etats-Unis "suivraient leur propre chemin", ils n'ont pas été rassurés», a-t-elle fait remarquer, expliquant que du fait de ces incertitudes, «[les Européens] ont commencé à se préparer, au cas où».

Ces déclarations interviennent au moment où la France est sollicitée par Washington pour participer à la force internationale que les Etats-Unis veulent maintenir dans le nord-est syrien. A ce sujet, la ministre française a expliqué : «Nous étudions avec attention l'offre récente des Etats-Unis de maintenir une présence résiduelle américaine, en coopération avec quelques partenaires étrangers [...] pour l'instant, nous n'avons pas de certitude.»

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