Algérie : le Premier ministre annonce un futur gouvernement «jeune» et «technocrate» (EN CONTINU)

Algérie : le Premier ministre annonce un futur gouvernement «jeune» et «technocrate» (EN CONTINU)© Ramzi Boudina Source: Reuters
Une manifestation pour un changement politique en Algérie, après le renoncement de Bouteflika, à Alger, le 12 mars.

Le 11 mars Abdelaziz Bouteflika a renoncé à briguer un nouveau mandat, mais il se maintient au pouvoir alors que l'élection présidentielle a été ajournée. L'annonce ne semble toutefois pas apaiser les opposants, qui évoquent une «ruse».

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  • Le nouveau Premier ministre algérien, Noureddine Bedoui, a annoncé ce 14 mars à Alger qu'un gouvernement technocrate, qui sera nommé dans les tous prochains jours, entamerait dès sa mise en place les préparatifs de la conférence nationale inclusive annoncée par le président Abdelaziz Bouteflika. Il a en outre affirmé que l'exécutif nouerait le dialogue avec toutes les composantes de la société «sans exclusion» pour concrétiser «toutes les aspirations» du peuple algérien.

    Il a assuré que ce gouvernement puiserait dans les «jeunes compétences, hommes et femmes» du pays et que son cap serait guidé par les revendications de la jeunesse.

  • Lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre Noureddine Bedoui, Ramtane Lamamra, vice-Premier ministre, a affirmé que le gouvernement allait travailler à essayer de convaincre l'opposition : «Nous invitons l'opposition à faire partie de ce nouveau gouvernement», a-t-il déclaré.

  • Au moins un millier de personnes, dont beaucoup d'enseignants et d'élèves, manifestent ce 13 mars au matin dans le centre d'Alger, selon un journaliste de l'AFP.

    Selon le site TSA, une autre manifestation d'enseignants a lieu au même moment, à Bouira, au sud-est d'Alger. A Constantine également, dans l'est du pays, les magistrats manifestent devant la Cour de justice.

  • Invitée sur le plateau de RT France, Amina Afaf Chaieb, membre du comité stratégique du mouvement Ibtykar, a commenté la décision d’Abdelaziz Bouteflika de ne pas se présenter à un cinquième mandat et au report des élections présidentielles algériennes.

  • A Alger, de nombreux manifestants se sont rassemblés à la Grande-Poste, bâtiment emblématique du cœur de la capitale.

  • Plusieurs milliers d'étudiants manifestent dans le centre d'Alger ce 12 mars, pour dénoncer la «ruse», selon la une du quotidien algérien El Watan, du président Abdelaziz Bouteflika pour se maintenir au pouvoir. «Les étudiants résistent à la prolongation du quatrième mandat», scandent les manifestants, comme l'a constaté l'AFP.

    Lire aussi : Algérie : un report de l’élection présidentielle... et après ?

  • Des scènes de liesse ont eu lieu dans la soirée à Alger dans la foulée de l'annonce du renoncement du président algérien à briguer un 5e mandat. 

  • Emmanuel Macron a salué ce 12 mars à Djibouti «la décision» du président algérien Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat et a appelé à «une transition d'une durée raisonnable».

    «Je salue la décision du président Bouteflika, qui signe une nouvelle page» de l'histoire algérienne, a déclaré le chef de l'Etat français au cours d'une conférence de presse avec son homologue djiboutien Ismaïl Omar Guelleh.

  • Le vice-Premier ministre Ramtane Lamamra a assuré que les prochaines élections seraient «absolument libres naturellement», au vu des garanties apportées par les autorités. «Toutes les conditions donc seront réunies», a-t-il affirmé dans une interview à RFI. 

    «Il appartient maintenant aux femmes, aux hommes et surtout aux jeunes de ce pays de se hisser au diapason de cette responsabilité historique, nous n'avons pas le droit à l'erreur. Je crois qu'ensemble nous bâtirons cet avenir», a-t-il ajouté. 

  • Pour Djamel Guessoum, président de Canal France Algérie TV, le renoncement d'Abdelaziz Bouteflika est «un exploit inégalé [dans] toute la région MENA». 

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Après deux semaines de contestation inédite en deux décennies, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, a annoncé ce 11 mars qu'il renonçait à briguer un cinquième mandat. La tenue de l'élection présidentielle, initialement prévue pour le 18 avril, a été dans la foulée reportée sine die. Le gouvernement actuel va également faire l'objet d'un remaniement, tandis que le Premier ministre Ahmed Ouyahia a présenté sa démission, d'après l'agence Reuters.

Un message à la nation publié par l'agence officielle APS, précise que la présidentielle aura lieu dans le prolongement d'une conférence nationale, dont l'objet serait de réformer le système politique. Il est également question d'élaborer un projet de Constitution avant la fin de l'année 2019. Celui-ci sera soumis à un référendum.

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