La Russie aide la Serbie à faire face à l’afflux de réfugiés qui arrivent en Europe

Le camp de réfugiés à Kanjiza
Le camp de réfugiés à Kanjiza

Des milliers de migrants qui fuient les zones du conflit au Moyen-Orient et en Afrique du Nord atteignent le centre de transit créé par le Centre humanitaire russo-serbe en Serbie qui a fourni une aide vitale à ceux qui en avaient besoin.

Alors que l’Union européenne a du mal à héberger les immigrés clandestins qui l’ont rejointe pour y trouver un avenir meilleur, la Russie a pris l’initiative d’aider la Serbie à créer des conditions de vie favorables pour au moins 89 000 réfugiés qui transitent par la Serbie pour atteindre le nord de l’Europe.

Pour le seul mois d’août, quelque 23 000 réfugiés venus d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont trouvé un refuge temporaire sur les frontières serbo-hongroise et serbo-macédonienne alors que des milliers d’entre eux espèrent être accueillis un jour par l’Union européenne (UE).

La délégation russo-serbe accompagnée par le représentant de l'ONU
La délégation russo-serbe accompagnée par le représentant de l'ONU

Grâce à l’aide fournie par la Russie pour la création d’un centre d’accueil temporaire près de Kanjiza, au nord de la Serbie près de la Hongrie, et d’autres centres similaires répartis dans tout le pays, les besoins basiques de 1 400 réfugiés ont pu être satisfaits. Ils ont ainsi trouvé un toit et pu manger à leur faim.

Ils sont aujourd’hui des milliers, ces migrants qui optent pour la «route balkanique» parcourant l’Europe de l’Est pour arriver soit à Kanjiza ou dans la province appauvrie de Preshevo au Sud de la Serbie, à proximité du Kosovo.

L’aide que la Russie octroie à ces deux camps se compose pour l’instant de 39 tentes, 30 poêles, deux centrales électriques diesel, des couvertures, des lits pliants, des canapés et de la vaisselle métallique.

La délégation russo-serbe évalue les conditions dans le camp
La délégation russo-serbe évalue les conditions dans le camp

Les autorités serbes ont reconnu que la contribution russe à la création des camps de migrants avait été plus rapide et plus efficace en comparaison avec celle que leur ont prodiguée d’autres organisations, a fait savoir le Centre humanitaire russo-serbe dans un communiqué de presse. L’ambassadeur russe en Serbie, lors de sa visite du camp de Kanjiza, a qualifié l’effort de son pays de «geste de bonne volonté».

La Russie aide la Serbie dans le cadre de l’accord bilatéral entre les deux pays, ainsi, l’aide pourra être prolongée si cela s’avérait nécessaire.

Certains signes ne permettent pas d’être optimiste à cet égard. Les autorités hongroises, qui ont vu arriver près de 100 000 migrants depuis le début de l’année, ont décidé de réduire cet afflux massif en construisant un mur de quatre mètres de haut le long de sa frontière avec la Serbie. La raison ? Le pays ne dispose pas de l’infrastructure nécessaire pour faire face à un tel afflux. En attendant la fin des travaux, Budapest a dépêché des milliers de policiers supplémentaires sur ses frontières pour mieux prévenir le passage d’immigrés clandestins.

En Macédoine, les autorités tentent également de freiner l’arrivée des migrants qui s’élève aujourd’hui à environ 2 000 personnes par jour, mais avec peu de succès pour le moment. Des troubles ont éclaté le weekend dernier au poste frontière de Gevgelija à la frontière grecque du pays.

Une bousculade que la police a dû disperser à coups de gaz lacrymogènes et de bombes assourdissantes s’est produite au moment où les autorités macédoniennes ont laissé entrer dans le pays les personnes dites «vulnérables», femmes et enfants. De nombreux migrants ont tenté de profiter de l’ouverture de la frontière pour forcer le passage, ce qui a provoqué au final une cohue générale et fait plusieurs blessés.

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