Conférence annulée, véhicule caillassé, Theo Francken dénonce une «pensée unique hallucinante»

Conférence annulée, véhicule caillassé, Theo Francken dénonce une «pensée unique hallucinante»© ERIC LALMAND / BELGA / AFP
Théo Francken au parlement fédéral belge à Bruxelles en 2014 (image d'illustration).
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Des syndicalistes, rejoints par des manifestants en Gilets jaunes et par une maire socialiste, ont protesté contre la venue du nationaliste flamand à Verviers. La conférence qu'il devait donner a été annulée après ces violences.

Theo Francken, député nationaliste flamand et ancien secrétaire d'Etat belge à l'Asile et à la Migration, a dénoncé le 19 février le caillassage de son véhicule alors qu'il devait tenir, en Belgique à Verviers, une conférence liée à la sortie de son livre Continent sans frontières. La conférence, dont le lieu avait déjà été modifié à plusieurs reprises, a finalement dû être annulée, les autorités invoquant des raisons de sécurité. Des syndicalistes, rejoints par environ 200 Gilets jaunes, s'étaient rassemblés pour protester contre la venue de l'homme politique, connu pour ses prises de position identitaires et anti-migrants.

Conférence annulée. Pensée unique hallucinante. Démocratie ?

Les protestataires sont arrivés vers 18h et un groupe d'entre eux a lancé des projectiles sur le véhicule de Théo Francken. Les partisans du député ont tenté de s'interposer et la situation a dégénéré, nécessitant l’intervention des forces de l'ordre qui ont eu recours à des gaz lacrymogènes.

Le député a tweeté : «La situation est devenue hors de contrôle. Voiture attaquée par des racailles d'extrême gauche. La police ne peut pas assurer ma sécurité [...] Conférence annulée. Pensée unique hallucinante. Démocratie ?»

Francken charge la maire socialiste

Selon la chaîne de télévision locale de Verviers, les dégâts occasionnés par les débordements sont estimés à 15 000 euros. Theo Francken a déclaré ce 20 février sur Radio 1 qu’il porterait plainte pour les dégâts causés à sa voiture. Il a publié sur Twitter une photo de son véhicule endommagé, avec le commentaire suivant : «Avec les salutations du PS [Parti socialiste] et de leur bourgmestre-agitatrice.»

Ce que je souhaite, c'est que les gens de gauche [...] manifestent pacifiquement et n'utilisent pas les armes de ces connards d'extrémistes

En effet, la bourgmestre (équivalent belge du maire) socialiste de Verviers, Muriel Targnion, s'était jointe aux protestataires. Elle a déclaré réprouver «à 100% le populisme et l'extrémisme de Theo Francken».

Sur les violences qui ont conduit à l'annulation de la conférence de l'ancien ministre, elle a tenu un discours ambigu, même si elle les a condamnées. «C'est normal qu'entre des gens de gauche et des gens d'extrême-droite, ce soit tendu, et heureusement que c'est tendu», a-t-elle notamment affirmé au micro de RTL-TVI. Et d'ajouter : «Maintenant, ce que je souhaite, c'est que les gens de gauche qui sont là pour manifester utilisent les armes démocratiques et manifestent pacifiquement ; et n'utilisent pas les armes de ces connards d'extrémistes. Sinon, on n'est pas mieux qu'eux.» Elle a par ailleurs estimé que si la police avait fait son travail en sécurisant les lieux, les forces de l'ordre n'auraient «pas à assurer la sécurité personnelle de monsieur Francken».

Les opposants à la venue du député s'étaient regroupés à l'appel de la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) Verviers-Ostbelgien.

L'organisation syndicale avait appelé ses «militants, le monde associatif verviétois, les citoyens attachés à la démocratie et à un "vivre ensemble" fondé sur le respect de tous, à se réunir aux abords publics de l'Hôtel Verviers», où devait se dérouler la conférence. 

Theo Francken, s'il dit respecter la «liberté d’expression» des protestataires, a fustigé l'attitude de la bourgmestre. «Ce qui me dérange beaucoup plus, c’est qu’un bourgmestre enfreigne les règles déontologiques et sorte de son devoir de réserve en manifestant avec les citoyens», a-t-il réagi au micro de la radio Bel-RTL.

Lire aussi : «Nettoyage» de migrants : le secrétaire d'Etat belge à l'Asile suscite un tollé

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