«Le blanc, il est stupide» : une invitée de Quotidien accusée de racisme pour des propos sur Trump

«Le blanc, il est stupide» : une invitée de Quotidien accusée de racisme pour des propos sur Trump© Capture d'écran de l'émission Quotidien sur TMC du 7 février 2019
Nell Irvin Painter a fait polémique après son passage dans l'émission de Yann Barthès.

Des personnalités de droite accusent de racisme anti-blanc l'historienne américaine Nell Irvin Painter. Evoquant l'image véhiculée par Donald Trump, elle a notamment déploré que désormais «le blanc» était stupide, menteur, corrompu et harceleur.

Si l'historienne américaine Nell Irvin Painter a quitté le plateau de l'émission Quotidien, sur TMC, sous des applaudissements nourris le 7 février, les réactions à ses propos sont loin d'être aussi unanimes sur la toile.

Le 9 février, Thierry Mariani, ancien ministre et candidat du Rassemblement national (RN) aux élections européennes, a ainsi annoncé qu'il avait signalé auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) un «contenu raciste». Et Thierry Mariani de dénoncer : «Le racisme anti-blanc se banalise et devient dans les médias un sujet pour faire rire en toute impunité. Tous les racismes, sans exception, doivent être combattus !» Le candidat du RN a joint à son message deux courts extraits de l'émission dans laquelle l'historienne afro-américaine tenait ces propos polémiques.

Plusieurs autres personnalités de droite se sont insurgées contre l'intervention de Nell Irvin Painter dans Quotidien, à l'instar de Christelle Lechevalier, député européenne RN, ou du militant identitaire Damien Rieu.

Amalgames ?

Sur le plateau de l'émission animée par Yann Barthès, Nell Irvin Painter était invitée à parler de son livre Histoire des Blancs. Reconnaissant d'emblée qu'elle n'est pas d'accord avec le concept voulant que «la race n'existe pas», l'historienne en vient un peu plus tard à l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis.

«[Lors de sa campagne] on a entendu : "Make america white again"», affirme l'historienne qui estime, dans un français approximatif, que l'élection a donné lieu à une «crise de la blanchité», le président américain se présentant désormais selon elle en symbole de «l'homme blanc».

Et Nell Irvin Painter de poursuivre son raisonnement : «Maintenant le blanc, il est stupide, il ment, il est corrompu et il harcèle les femmes.» L’historienne juge ensuite que Donald Trump n'a pas servi l'image de l'homme blanc aux Etats-Unis. «Maintenant, les blancs américains se questionnent : qu'est-ce que cela veut dire d'être blanc ?», analyse-t-elle.

Un peu plus tard lors de son intervention, Nell Irvin Painter a plaisanté, sous les rires de l'assistance : «Vous qui avez la peau claire, maintenant que le monde se réchauffe [à cause du changement climatique], il faut protéger vos enfants avec une peau plus foncée. Alors faites l'amour !»

Après avoir diffusé de courts extraits de ces propos sur les réseaux sociaux en jugeant que Quotidien faisait «la promotion d'un discours contre les Blancs et pour le "changement de race"», le compte Twitter Damoclès, classé à droite, a relayé la vidéo dans son intégralité, commentant : «Qu'aurait-on pensé du même discours, même sur le ton de l'humour, à propos des Noirs et de Barack Obama, par exemple ?»

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