Manuel Valls accusé de manifester avec l'«extrême-droite» à Madrid

Manuel Valls accusé de manifester avec l'«extrême-droite» à Madrid© LLUIS GENE Source: AFP
Manuel Valls, le 13 décembre 2018 à Barcelone.

Le candidat à la mairie de Barcelone, Manuel Valls, a semble-t-il tiré un trait sur son passé socialiste. Il a annoncé qu'il manifesterait le 10 février avec la droite, voire l'«extrême-droite»extrême pour certains, contre le gouvernement socialiste.

Manuel Valls, candidat à la mairie de Barcelone, participera à une manifestation contre le gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sanchez. En effet, le Parti populaire (PP, droite), les libéraux de Ciudadanos, qui soutiennent Manuel Valls pour les municipales de Barcelone de 2019, et Vox, considéré par plusieurs médias espagnols comme d'«extrême droite», ont appelé tour à tour leurs sympathisants à manifester le 10 février contre Pedro Sanchez dans le centre de Madrid. L'ancien Premier ministre français a annoncé sa participation au mouvement de contestation le 8 février sur Twitter, afin de «défendre la constitution et l'unité de l'Espagne». «Nous sommes dans un moment historique», a-t-il ajouté.

Les partis de droite et libéraux reprochent au chef du gouvernement socialiste d'avoir cédé à un «chantage» des séparatistes catalans en acceptant la présence d'un «rapporteur» indépendant pour faciliter un futur dialogue entre les partis politiques catalans. Cette manifestation, qui s'annonce importante, a lieu deux jours avant l'ouverture le 12 février du procès historique de 12 anciens dirigeants indépendantistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne d'octobre 2017.

Face aux critiques, Manuels Valls a affirmé sur son compte Twitter qu'il était «faux» de dire qu'il s'agissait d'une «manifestation de la droite ou de l'extrême droite» mais qu'il fallait plutôt la voir comme «une manifestation transversale». 

Manuel Valls se retrouvera donc le 10 février aux côtés de Vox, un parti créé par des dissidents du PP en 2013. Vox, parti au discours particulièrement monarchiste et suivant une ligne nationaliste, se montre également critique sur l'immigration. Il souhaite notamment imposer un quota ou ériger un mur «infranchissable» à Ceuta et Melilla. Il est également conservateur sur les sujets sociétaux (opposé à l'avortement ou à des mesures gouvernementales contre les violences faites aux femmes, jugées discriminatoires contre les hommes). Il s'illustre aussi pour sa volonté d'abrogation de la loi sur la mémoire historique, qui reconnaît les victimes de la guerre civile et de la dictature franquiste entre 1936 et 1975.

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