Italie: les prostituées soumises à un code vestimentaire pour améliorer la sécurité routière

Capture d'écran du compte de Twitter
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500 euros d’amende, c’est la somme que les prostituées d’une commune de l’agglomération milanaise devront payer si elles n’abandonnent pas leurs tenues affriolantes au profit de vêtements très visibles pour améliorer la sécurité sur l’autoroute.

C’en est fini de la liberté vestimentaire des travailleuses du sexe de la commune de Spino d'Adda. Les autorités ont en effet tiré la sonnette d’alarme au vu du nombre d’accidents causés par les prostituées qui aguichent le chaland en petits shorts légers sur un tronçon de route entre Milan et Cremona.

Selon les données du quotidien britannique, The Independent, 15 000 travailleuses du sexe se sont précipitées à Milan pour profiter de l’affluence de touristes attirés par l’Expo 2015 qui se tient dans la capitale lombarde.

Le maire adjoint de la commune de Spino d'Adda affirme que les professionnelles du sexe doivent être traitées comme les employés qui travaillent à la construction des routes et qu’elles doivent donc porter des vêtements hautement visibles et identifiables, comme des pantalons d’ouvriers, et renoncer aux tenues indécentes.

Ayant fait une étude sérieuse de la question, les autorités de cette commune italienne ont précisé qu’une prostituée qui ne porterait pas de vêtements «réglementaires» serait conduite au poste de police dès la seconde infraction à cette nouvelle réglementation qui doit entrer en vigueur dès le mois de septembre.

En 2010, les travailleuses du sexe sur l’autoroute qui passe près de Els Alamus en Catalogne, au nord-est de l’Espagne, ont été arrêtées par la police car elles ne portaient pas de gilets fluorescents.

Les policiers ont mis à l’amende ces prostituées qui ont dû s’acquitter d’une somme de 40 euros pour défaut de port de vêtements réfléchissants, conformément à la loi sur la circulation routière qui oblige les piétons à en porter sur les grandes routes et les bas-côtés.

Si les femmes ont acheté des gilets jaunes sans manches, elles les ont simplement mis par-dessus leur jupettes et tops profondément décolletés.

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