«Dictateur antisémite» vs «crimes contre l'humanité» : passe d'armes entre Netanyahou et Erdogan

«Dictateur antisémite» vs «crimes contre l'humanité» : passe d'armes entre Netanyahou et Erdogan© AFP (Ziya Koseoglu) + Reuters (Pool)
Benjamin Netanyahou et Recep Tayyip Erdogan (photomontage d'illustration).
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Les dirigeants israélien et turc se sont livrés à une énième passe d'armes. Le second a notamment accusé l'Etat hébreu de commettre «des crimes contre l'humanité», tandis que le premier a qualifié le président turc de «dictateur antisémite».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé ce 23 décembre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, «d'être un cruel oppresseur à la tête d'une terreur d'Etat». Dans son discours diffusé à la télévision turque, le président a reproché à Israël d'«occuper la Palestine» et de commettre «des péchés, des crimes contre l'humanité, des massacres».

Lire aussi : Erdogan qualifie Israël d'Etat «le plus fasciste et le plus raciste au monde», Netanyahou réagit

Cette intervention s'inscrit dans une passe d'armes entre les deux hommes, initiée par une pique du chef de l'Etat turc adressée à l'Etat hébreu le 22 décembre. Recep Tayyip Erdogan recommandait alors aux jeunes Turcs de «ne jamais frapper un ennemi à terre» : «Vous n'êtes pas un Juif en Israël», avait-il alors ajouté.

Ces propos de Recep Tayyip Erdogan ont provoqué la colère de Benjamin Netanyahou, qui a réagi à travers une série de tweets publiés ce 23 décembre. Le chef du gouvernement israélien y a déploré avoir été la cible d'une des provocations quotidiennes d'un «dictateur antisémite».

«Il est obsédé par Israël. Il sait ce qu'est une armée morale et ce qu'est une véritable démocratie, par opposition à une armée qui massacre des femmes et des enfants dans les villages kurdes et un Etat qui, à mon grand regret, devient de plus en plus dictatorial jour après jour», a tweeté Benjamin Netanyahou.

Les relations entre la Turquie et Israël se sont crispées cette année autour de nombreux sujets, notamment après le vote par le Parlement israélien en juillet 2018 d'une loi controversée qui avait défini Israël comme l'Etat-nation du peuple juif. Recep Tayyip Erdogan, qui se positionne en tant que défenseur de la cause des Palestiniens, avait alors amèrement critiqué Israël, le décrivant comme l'Etat «le plus fasciste et le plus raciste au monde».

Ankara avait en outre sommé, en mai 2018, l'ambassadeur israélien de quitter la Turquie, après la mort de plusieurs manifestants palestiniens dans la bande de Gaza. 

Lire aussi : Vive passe d'armes entre Erdogan et Netanyahou au sujet des heurts meurtriers à Gaza

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