Amnesty appelle des volontaires à enquêter sur les pertes humaines causées par la coalition à Raqqa

Amnesty appelle des volontaires à enquêter sur les pertes humaines causées par la coalition à Raqqa© John Smithon Source: Reuters
Des ouvriers à la recherche de dépouilles dans les ruines d'un bâtiment à Raqqa.

L’ONG appelle des volontaires à étudier les images satellites de la guerre à Raqqa menée par la coalition américaine en octobre 2017 pour analyser la destruction de la ville. Leur but : aider les familles de victimes à demander réparation.

L’ONG de défense des droits humains Amnesty International fait un appel aux volontaires pour établir le calendrier des frappes menées par la coalition américaine, français et britannique à Raqqa, ville syrienne détruite à 80% durant la guerre contre l’Etat islamique. Son objectif : sensibiliser l'opinion publique au sort des civils, pousser les Etats-Unis à reconnaître leur responsabilité et aider les familles touchées à demander justice.

Après ses premières enquêtes sur ce terrain de guerre, Amnesty dit avoir découvert «des preuves accablantes de violations manifestes du droit international humanitaire […] commises par la coalition dirigée par les États-Unis. Celles-ci ont conduit la coalition à revoir à la hausse son bilan des victimes civiles, qui est passé de 23 morts à plus de 100, soit une augmentation de 300 %». Amnesty explique que son premier travail d’enquête a amené «la coalition dirigée par les États-Unis à reconnaître presque toutes les pertes civiles qu’[ils ont] constatées jusqu’à présent».

Amnesty signale en outre que des corps sont toujours découverts au fil des déblaiements, ce qui fait redouter un bilan humain beaucoup plus lourd.

Les milliers de «Strike Trackers» («chasseur de frappes») mobilisés auront recours à un outil spécifique pour analyser les images satellites à l’aide d’un smartphone et d’un ordinateur portable. Ils affineront  les recherches «sur les dommages civils systématiques – comprenant probablement des violations des lois de la guerre – que la coalition n’a pas pu ou pas voulu reconnaître jusqu’à présent».

L’ONU a déjà communiqué ses chiffres : 10 000 bâtiments ont été détruits ou endommagés à Raqqa au cours de la bataille d’octobre 2017. Il reste désormais à établir avec précision la chronologie des bâtiments détruits, avec plusieurs objectifs. Amnesty souhaite porter à la connaissance du public le drame des civils, passé sous silence puisque l’Etat islamique avait été défait. L’ONG veut en outre faire évoluer la position de la coalition qui refuserait, selon elle, «d’accepter une plus grande responsabilité et d’enquêter en bonne et due forme». Les informations collectés permettraient d’aider les familles de victimes et les rescapés à demander justice et réparation.

Lire aussi : Ville fantôme : les habitants de Raqqa laissés pour compte depuis la libération de la ville (VIDEO)

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