Affaire Kavanaugh : «aucune preuve» d'agression sexuelle selon un comité du Sénat américain

Affaire Kavanaugh : «aucune preuve» d'agression sexuelle selon un comité du Sénat américain© Mary F. Calvert Source: Reuters
Brett Kavanaugh le 27 septembre 2018 à Washington (image d'illustration).

Le sénateur Chuck Grassley a rendu public un rapport capital dans l'affaire Kavanaugh, le Comité judiciaire du Sénat américain étant arrivé à la conclusion que rien n'étayait les accusations visant le nouveau juge de la Cour suprême.

Le Comité judiciaire du Sénat américain a rendu public, le 3 novembre, un rapport de près de 400 pages, parvenant à la conclusion suivante : «Il n'y a aucune preuve pour appuyer les accusations faites contre le juge Kavanaugh.» Le juge Brett Kavanaugh, dont la nomination à la Cour suprême des Etats-Unis a été confirmée le 6 octobre 2018 par 50 voix contre 48, s'était retrouvé au cœur d'un scandale sexuel présumé dès la mi-septembre 2018.  

Le sénateur républicain de l'Iowa Chuck Grassley, président du Comité judiciaire du Sénat, a ainsi déclaré : «C'était une enquête sérieuse et approfondie qui n'a laissé aucune question en suspens dans notre quête des faits.» Et d'affirmer, pour conclure : «En fin de compte, il n'y avait aucune preuve crédible pour soutenir les allégations contre le candidat.»

Les enquêteurs du Comité ont interrogé 45 personnes et recueilli 25 déclarations écrites.

La veille, Chuck Grassley avait écrit une lettre au service fédéral américain de police judiciaire, le FBI, affirmant qu'une femme qui prétendait avoir été violée par le juge Kavanaugh avait admis avoir monté ses accusations de toutes pièces. Alors qu'elle s'était initialement présentée comme originaire de Californie et avait préféré garder l'anonymat, la plaignante aurait par la suite révélé son identité. Le sénateur évoquait ainsi le courriel d'une certaine Judy Munro-Leighton, prétendant être cette personne : «Je suis [la plaignante anonyme], Kavanaugh m'a violée». 

«Le FBI n'a pas trouvé de tiers qui puisse confirmer les allégations»

Début octobre, le même sénateur avait déjà affirmé que «rien» dans le rapport du FBI sur Brett Kavanaugh ne confirmait les accusations d'agressions sexuelles portées contre lui. «Le FBI n'a pas trouvé de tiers qui puisse confirmer les allégations, il n'y a pas non plus de preuves. Cette enquête n'a trouvé aucune trace de comportement inapproprié [de Kavanaugh]», avait-il ainsi écrit dans un communiqué. Deux jours plus tard, le 6 octobre, Brett Kavanaugh était officiellement confirmé dans son poste de juge de la Cour suprême.

A l'origine du prétendu sexuel qui accable le juge Kavanaugh : un article du magazine anti-Trump The New Yorker, révélant le 14 septembre la plainte d'une femme préférant initialement rester anonyme. Celle-ci accusait Brett Kavanaugh d'avoir tenté de la violer dans les années 1980, alors que tous deux étaient étudiants au lycée Georgetown Preparatory School, à Bethesda, dans l'Etat du Maryland. Le 16 septembre, la victime présumée de cette tentative de viol acceptait finalement de révéler son identité : Christine Blasey Ford.

Selon sa version des faits, un soir d'été 1982, alors qu'elle allait aux toilettes, Brett Kavanaugh et un ami, Mark Judge, «totalement ivres» l'auraient isolée dans une chambre. Après l'avoir poussée sur un lit, le futur juge se serait jeté sur elle, tentant de la déshabiller tout et la touchant partout sur le corps. «Je croyais qu'il allait me violer», a-t-elle assuré. 

La version de Christine Blasey Ford n'avait alors pas pu être étayée par des preuves tangibles, l'accusatrice de Brett Kavanaugh ayant notamment mis en avant des personnes qui auraient été témoins de la tentative de viol, mais qui ont démenti depuis avoir été présentes au moment des faits allégués, un soir d'été 1982. Le dernier rapport du Comité judiciaire du Sénat américain risque de décrédibiliser, encore plus, si ce n'est définitivement, les allégations de Christine Blasey Ford. 

Lire aussi : Le juge Kavanaugh confirmé à la Cour suprême des Etats-Unis après plusieurs semaines de contestation

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