Hillary Clinton estime que les démocrates ne peuvent pas rester «courtois» face aux républicains

Hillary Clinton estime que les démocrates ne peuvent pas rester «courtois» face aux républicains© ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA Source: AFP
Hillary Clinton.

L'ex-candidate à la présidentielle américaine a justifié le manque de civilité des électeurs démocrates envers leurs adversaires politiques. Elle estime que la courtoisie ne pourra reprendre qu'après la victoire de son parti aux sénatoriales.

Dans un pays fracturé idéologiquement, où les manifestations qui frisent l'hystérie succèdent aux épisodes violents, l'ancienne candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton a jugé bon de jeter de l'huile sur le feu.

Jusque là, la seule chose que les républicains semblent reconnaître et respecter, c'est la force

«Vous ne pouvez pas être courtois avec un parti politique qui veut détruire tout ce pour quoi vous vous battez, tout ce à quoi vous tenez», a-t-elle lancé lors d'une interview accordée à CNN le 9 octobre, semblant ainsi donner un blanc-seing aux différentes actions menées contre les sénateurs républicains. Et d'affiner encore son propos : «C’est la raison pour laquelle je pense que si nous avons la chance de reconquérir la Chambre et le Sénat, c’est à ce moment où la courtoisie peut recommencer. Mais jusque là, la seule chose que les républicains semblent reconnaître et respecter, c'est la force.»

Une sortie effectuée dans un contexte particulièrement tendu avec la nomination à la Cour suprême du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé d'agressions sexuelles. Des accusation non corroborées et qui n'ont pas convaincu le FBI après enquête, mais qui, dans le contexte de la campagne #MeToo, ont électrisé une partie de la gauche. Si les républicains ont de leur côté dénoncé une campagne de diffamation contre Brett Kavanaugh, rappelant l'importance de la présomption d'innocence, cela n'a pas empêché les incivilités à leur encontre de se multiplier ces derniers jours.

Outre ces violentes invectives de militants envers les élus républicains, jusque dans le cadre de leur vie privée, des actions auraient également touché de simples électeurs. Une voiture a par exemple été incendiée dans la nuit du 8 au 9 octobre dans l'Etat de Washington, vraisemblablement parce que son conducteur affichait son soutien à Donald Trump avec des autocollants.

Des inscriptions anti-Trump ont été retrouvées sur la carcasse carbonisée du véhicule, selon les propos de son propriétaire au média KOIN6 : «J'ai mis [les autocollants] littéralement ce week-end. Si j'avais pensé que quelqu'un pousserait la politique aussi loin...»

Les divisions politiques sont telles qu'un drame d'une plus grande ampleur ne semble pas à exclure. A New York, un homme mécontent de la direction que prenait son pays, a été arrêté alors qu'il s'était lancé dans la fabrication de bombes. D'après les autorités, citées par NBC, il avait l'intention de se faire exploser à Washington, le jour des élections de mi-mandat.

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