«Culture du viol chez les chiens» : le gratin de la sociologie américaine piégé par trois chercheurs

«Culture du viol chez les chiens» : le gratin de la sociologie américaine piégé par trois chercheurs
Helen Pluckrose, hilare, à l'écoute du forfait de son compère (capture d'écran YouTube).

Deux ans de travail pour démontrer l'emprise de l'idéologie dans les sciences sociales américaines : c'est le défi que se sont lancés trois chercheurs facétieux qui ont réussi à piéger plusieurs publications de premier plan avec des thèses farfelues.

Trois chercheurs américains en sciences sociales, Helen Pluckrose, James Lindsay et Peter Boghossian, se sont fixé un drôle d'objectif pendant deux ans : proposer des thèses loufoques à de prestigieuses publications américaines afin d'en tester le degré de rigueur et d'exigence. Mais derrière la boutade, un objectif : démasquer l'imposture d'une sociologie qu'ils estiment dévoyée par le dogmatisme universitaire.

Ils s'étaient également promis de rendre public le fruit de leur travail quelque soit le résultat... C'est chose faite : la culture systémique du viol chez les chiens, le développement de l'usage de sex-toys anaux chez les hommes pour lutter contre la transphobie et faire progresser le féminisme ou encore la dénonciation du sexisme dans l'astronomie au profit d'une astrologie indigène et queer.

Autant de postulats farfelus que défendent becs et ongles ces trois courageux sociologues pour mieux démonter leurs confrères et consœurs qu'ils estiment dans l'erreur. Selon eux, ces nouvelles sciences prolifèrent : cultural studies, identity studies, gender studies, queer studies, critical race theory, fat studies...

Dans une vidéo vue près de 200 000 fois en quelques jours, on peut voir les trois plaisantins se gargariser d'avoir décroché des offres de publication dans des revues américaines de premier plan.

Quand l'idéologie remplace la recherche

Les compères ont trouvé un terme pour décrire le style d'articles qu'ils imitent à merveille : «les études de la complainte». Ils s'en expliquent en ces termes dans le magazine Areo : «Le savoir se fonde de moins en moins sur la recherche de la vérité et de plus en plus sur le fait de s'occuper de certaines "complaintes".» «Les chercheurs brutalisent de plus en plus les étudiants, les administrateurs et les autres départements qui n'adhèrent pas à leur vision du monde», s'indignent-ils.

Les trois chercheurs déplorent ce virage idéologique et dénoncent un manque criant d'honnêteté intellectuelle de la part de prétendus scientifiques affairés à traquer les éternels coupables d'oppressions de toutes sortes : sexistes, raciales, post-coloniales, homophobes, transphobes ou encore grossophobes.

Dans leurs articles grotesques, les trois chercheurs n'ont pas hésité à inventer de toutes pièces des données scientifiques : «Des statistiques totalement invraisemblables, des assomptions non prouvées par les données, des analyses qualitatives idéologiquement biaisées, une éthique suspecte [...], une bêtise considérable.»

Certains ont malgré tout été publiés et les compères ont dû cesser leur démonstration car ces travaux bidonnés commençaient à trouver un écho dans la presse généraliste...

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