«Je parle avec des personnes sobres» : Salvini tacle violemment Juncker

«Je parle avec des personnes sobres» : Salvini tacle violemment Juncker© Alessandro Bianchi Source: Reuters
Matteo Salvini.

Le ministre italien de l'Intérieur a la dent dure : dans une déclaration enflammée, il a tiré à boulets rouges sur le président de la Commission européenne, évoquant son prétendu penchant pour l'alcool.

Le 2 octobre, Matteo Salvini a-t-il été offusqué par Jean-Claude Juncker ? Le président de la Commission européenne avait critiqué la veille le projet de budget italien, menaçant de réclamer une indemnisation à Rome... Le ministre italien de l'intérieur a réagi sur son compte Twitter : «Les propos et les menaces de Juncker et d'autres bureaucrates européens continuent à faire grimper le spread avec comme objectif d'attaquer le gouvernement et l'économie italiens ? Nous sommes prêts à réclamer une indemnisation.»

Puis, interrogé au cours d'une émission de la chaîne de télévision privée La7, Matteo Salvini n'a pas épargné la figure historique de l'UE et l'a attaqué sur son supposé penchant pour l'alcool : «Je parle avec des personnes sobres qui ne font pas de comparaisons qui ne tiennent pas la route.»

La comparaison en question est la suivante : Jean-Claude Juncker a établi un parallèle entre la situation italienne et la crise grecque le 1er octobre. Selon l'AFP, citant les agences de presse italiennes, il a déclaré : «Je ne voudrais pas qu'après avoir géré la très difficile crise grecque, nous nous retrouvions dans une nouvelle crise grecque, cette fois-ci en Italie. [...] Nous devons éviter que l'Italie réclame des conditions spéciales qui porteraient à la fin de l'euro si elles étaient concédées à tous.»

Le 3 octobre, c'est le commissaire européen Pierre Moscovici qui a qualifié le gouvernement italien de «résolument eurosceptique et xénophobe» et l'a accusé de tenter de «se défaire» de ses obligations européennes.

Le budget italien prévoit un déficit de 2,4% du PIB pour les trois prochaines années, et non 1,6% en 2019 comme envisagé auparavant, ce qui fait redouter à Bruxelles un dérapage budgétaire italien potentiellement dangereux pour la zone euro et pour l'ensemble de l'UE.

Lire aussi : Pourquoi le futur budget du gouvernement italien irrite Bruxelles

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