La France accuse un diplomate iranien d'être impliqué dans un projet d'attentat, Téhéran dément

La France accuse un diplomate iranien d'être impliqué dans un projet d'attentat, Téhéran dément© Regis Duvignau Source: Reuters
Le meeting de Villepinte du 30 juin 2018, qui a réuni des membres de l'opposition iranienne et a fait l'objet d'une tentative d'attentat déjouée.

Téhéran a démenti les accusations françaises selon lesquelles un diplomate iranien aurait été impliqué dans un projet d'attentat déjoué en France en juin. Paris a gelé les avoirs de ce diplomate, mais également ceux d'un organe officiel iranien.

«Une fois encore, nous démentons avec véhémence ces accusations, nous condamnons l'arrestation de ce diplomate et nous appelons à sa libération immédiate», a déclaré le porte-parole iranien des Affaires étrangères Bahram Ghassemi, dans un communiqué transmis à la presse ce 2 octobre, à propos d'un diplomate iranien accusé par la France d'être impliqué dans un attentat avorté.

Ce même jour, la France a gelé pour six mois les avoirs sur son sol de la direction du ministère iranien du Renseignement et de deux Iraniens, une mesure liée au projet déjoué d'attentat contre un meeting de l'opposition iranienne à Villepinte (près de Paris), le 30 juin 2018. L'un de ces deux ressortissants iraniens est Assadollah Assadi, un diplomate de 46 ans interpellé en Allemagne.

En outre, une source diplomatique française a confié à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que le ministère du Renseignement iranien avait «commandité» le projet d'attentat contre le rassemblement de Villepinte.

Paris avait prévenu Téhéran d'une réponse dure à cet attentat avorté. Un couple d’Iraniens avait été arrêté le 30 juin à Woluwe-Saint-Pierre, en banlieue bruxelloise, dans le quartier de Stockel. Selon les enquêteurs belges, le couple s'apprêtait à passer à l'acte. Assadollah Assadi, alors en contact avec le couple, avait été interpellé dans ce contexte.

Gel des avoirs d'associations chiites en France

Ce gel d'avoirs iraniens pour six mois sur le territoire français survient en même temps qu'une sanction similaire visant l'association musulmane chiite Centre Zahra France, et de ceux des associations qu'elle héberge : France Marianne Télé, Fédération Chiite de France et Parti Antisioniste.

Ce 2 octobre, une importante opération de police a ciblé Centre Zahra France, les forces de l'ordre ayant perquisitionné le siège de l'association ainsi que le domicile de ses principaux dirigeants. 11 personnes ont été interpellées et trois ont été placées en garde à vue. De plus, selon l'AFP, des armes et du matériel ont été saisis par les policiers.

Les activités de Centre Zahra France étaient suivies des autorités en raison du «soutien marqué par ses dirigeants à plusieurs organisations terroristes et en faveur de mouvements prônant des idées contraires aux valeurs de la République».

Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, Centre Zahra France et les  associations qu'elle héberge, sont soupçonnées de légitimer le djihad et de faire l'apologie de mouvements comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais, soutenus par l'Iran, organisations dont les branches militaires sont classées comme «terroristes» par l'Union européenne.

Lire aussi : ONU : l'Iran condamne fermement les attentats de Daesh en Europe et le «fléau» du terrorisme (VIDEO)

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