«La Russie une menace pour la France» ? Le numéro deux de l'ambassade de Russie s'étonne (VIDEO)

«La Russie une menace pour la France» ? Le numéro deux de l'ambassade de Russie s'étonne (VIDEO)© Thinkerview
Artem Studennikov, ministre conseiller de l'ambassade de Russie en France, capture d'écran.

Dans une interview diffusée sur le site Thinkerview, Artem Studennikov, ministre conseiller de l'ambassade de Russie en France, s'interroge sur la place qu' occupe la Russie dans le rapport ministériel anti-fake news publié le 4 septembre dernier.

Le numéro deux de l'ambassade de Russie en France, le ministre conseiller Artem Studennikov, a passé au crible le rapport ministériel intitulé «Les manipulations de l'information : un défi pour nos démocraties», publié le 4 septembre. Dans une interview exhaustive accordée au site Thinkerview diffusée le 27 septembre, le diplomate fait part de son étonnement. «Ce rapport – malheureusement – s'inscrit [...] dans cette ligne politique qui existe [...] en Occident, qui est basée sur le principe qu'il faut contenir, endiguer la Russie», analyse Artem Studennikov.

D'après le compte fait par le haut diplomate, la Russie est mentionnée dans le document à 426 reprises contre 18 fois pour Daesh, le djihad une dizaine de fois seulement. «Ca nous étonne énormément. Est-ce que ça veut dire que c'est la Russie qui représente une menace principale pour la France et le monde occidental ?», s'interroge Artem Studennikov (lien vers ce passage de l'interview ici). «Est-ce que ça veut dire que la Russie est un danger pour l'existence de l'Occident ?», s'interroge-t-il encore. «C'est une chose absolument inexplicable», déplore le diplomate. 

Artem Studennikov est également revenu sur les accusations d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016, accusations que l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron a reprises à son compte à l'hiver 2017. «Nous avons proposé à nos partenaires français de nous présenter des preuves concrètes d'ingérence dans les affaires françaises», explique-t-il. Et d'ajouter : «Lors de nos contacts à différents niveaux, [personne] n'a mis sur la table une liste de questions adressée à la partie russe [...] malgré notre souhait de discuter de cette affaire.»

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