«Les étrangers dehors» : en Allemagne, Chemnitz s'enflamme après une attaque au couteau mortelle

«Les étrangers dehors» : en Allemagne, Chemnitz s'enflamme après une attaque au couteau mortelle
Manifestation à Chemnitz le 27 août 2018, photo ©Matthias Rietschel/Reuters

La mort d'un Allemand par arme blanche au cours d'une rixe qui aurait impliqué un Syrien et un Irakien, a déclenché deux jours de manifestation et de heurts dans la région de Saxe, où des individus se sont mis à pourchasser des étrangers.

La crise migratoire continue de cliver la société allemande. La ville de Chemnitz, dans l'est du pays, a connu deux jours de heurts les 26 et 27 août. L'élément déclencheur est survenu au cours du week-end, lorsqu'un Allemand de 35 ans a été tué à coups de couteau durant une rixe en marge d'une fête locale, pour un motif inconnu. La police a arrêté deux suspects, un Syrien et un Irakien d'une vingtaine d'années accusés d'avoir agi après une «altercation verbale». Deux jours de manifestations et de contre-manifestations s'en sont alors suivis. Lors d'un rassemblement, des sympathisants d'extrême droite se sont alors livrés à des chasses aux étrangers dans les rues de Chemnitz, s'en prenant à eux physiquement.

Le 27 août, la soirée a été marquée par de nouvelles violences, lors d'un nouveau rassemblement ayant réuni 6 000 manifestants anti-migrants, selon les chiffres de Reuters, dont plusieurs ont défilé en faisant le salut hitlérien. Environ 1 000 contre-manifestants, dont des antifas, se sont rassemblés eux aussi.

20 personnes, dont deux policiers, ont été blessées lors d'échauffourées entres les deux groupes de manifestants, toujours selon Reuters.

Depuis la rixe, les franges les plus radicales de la ville, et de toute la région de Saxe, mobilisent l'opinion contre l'immigration et la politique du gouvernement d'Angela Merkel, à qui il est reproché d'avoir laissé entrer plus d'un million de demandeurs d'asile venant notamment de Syrie et d'Irak, en 2015 et 2016. Ils ont défilé aux cris de «Les étrangers dehors» ou encore «Nous sommes le peuple». 

Le chef du gouvernement de la région de Saxe, Michael Kretschmer, a mis en garde contre les rumeurs, fausses selon lui, affirmant que l'homme avait été tué en essayant de protéger une femme.

Angela Merkel a dénoncé pour sa part l'irruption de la «haine dans la rue». «Ce que nous avons vu n'a pas sa place dans un Etat de droit», a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin. Son ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer s'est en revanche illustré par un silence qu'il n'a rompu que ce 28 août, mais pour exprimer ses condoléances à la famille de l'homme tué à coups de couteau.

Auteur: RT France

A.K.

Lire aussi : Un incident impliquant un journaliste lors d'une manifestation de l'AfD agite l'Allemagne

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»