Washington se retire du fonds pour la Syrie et demande aux pays riches du Moyen-Orient de participer

Washington se retire du fonds pour la Syrie et demande aux pays riches du Moyen-Orient de participer© Jonathan Ernst Source: Reuters
Mohamed Ben Salmane, prince héritier d'Arabie saoudite et Donald Trump, président des Etats-Unis, à Washington, le 20 mars 2018 (image d'illustration).

Les Etats-Unis ne financeront plus le fonds de stabilité de la coalition arabo-occidentale pour la Syrie. Leur participation s'élevait à 230 millions de dollars par an. Donald Trump a argué que cet argent serait plus utile à l'armée américaine.

Le président américain Donald Trump s'est réjoui ce 17 août de l'arrêt par Washington du financement annuel de 230 millions de dollars pour la stabilisation et la reconstruction de la Syrie. L'abondement américain à ce fonds mis en place par la coalition arabo-occidentale en Syrie avait déjà été gelé il y a plusieurs mois après que la Chambre des représentants eut interdit tout financement des territoires contrôlés par le gouvernement de Bachar el-Assad en Syrie. Sur Twitter, le président américain a écrit : «Les Etats-Unis ont mis fin au paiement annuel grotesque de 230 millions de dollars pour le développement de la Syrie. L'Arabie saoudite et d'autres pays riches du Moyen-Orient payeront à la place. Je veux développer les Etats-Unis, nos forces armées et les pays qui nous aident !»

L'Arabie saoudite avait fait savoir la veille qu'elle allait contribuer à hauteur de 100 millions de dollars à des «projets de stabilisation» de la coalition internationale dans des régions du nord-est de la Syrie, autrefois occupées par l'Etat islamique. Il s’agit d’une «contribution importante, essentielle pour la stabilisation et les premiers efforts de reconstruction», avait alors estimé le département d’Etat américain dans un communiqué.

La porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, a fait savoir le même jour que le retrait des financements américains «ne représent[ait] en rien une diminution de l’engagement des Etats-Unis envers [leurs] objectifs stratégiques en Syrie».

Lire aussi : Syrie : «Une reconstruction politique difficile dont certains se sont eux-mêmes exclus»

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