Suède : une musulmane refuse une poignée de main lors d'un entretien d'embauche et gagne son procès

Suède : une musulmane refuse une poignée de main lors d'un entretien d'embauche et gagne son procès© Ints Kalnins Source: Reuters
Le drapeau suédois

Une entreprise suédoise a été condamnée à payer 3 822 euros après avoir annulé l'entretien d'embauche d'une femme musulmane qui avait refusé de serrer la main à la personne chargée du recrutement.

Le 15 août dernier, une entreprise suédoise a été condamnée à verser à une jeune musulmane de 24 ans la somme de 3 822 euros. Farah Allajeh avait en effet passé un entretien d'embauche pour un poste d'interprète à Uppsala, dans l'est de la Suède. Lors de la rencontre avec la personne chargée de recrutement, la jeune femme avait refusé de lui serrer la main, préférant poser sa main sur le cœur, ainsi que le rapporte la BBC. L'entreprise a alors décidé de ne pas pousser l'entretien plus loin.

Interrogée par la télévision suédoise, Farah Allajeh a réai à ce verdict : «L'argent n'a jamais été important. Cela n'a aucune importance. Mais j'avais raison, c'est ça l'important pour moi.» La jeune femme dit en outre espérer pouvoir «donner de l'espoir» aux autres musulmans qui connaîtraient la même situation et seraient tentés de baisser les bras.

Peu de temps après, dans un entretien accordé cette fois à la BBC, elle a assuré n'avoir aucun contact physique avec qui que ce soit. «Je crois en Dieu, ce qui est très rare en Suède... et je devrais pouvoir le faire et que cela soit accepté du moment que je ne blesse personne », a-t-elle avancé à la BBC. «Dans mon pays, on ne peut pas traiter différemment les hommes et les femmes. Je respecte cela. C'est pourquoi je n'ai de contact physique ni avec les hommes ni avec les femmes. Je peux vivre selon les règles de ma religion tout en suivant celles du pays dans lequel je vis », a-t-elle ajouté.

En Suède, un rapport publié début mars par l'Agence de la protection civile (MSB) à propos de la constitution d'une «société parallèle» dans le pays, suspectée d'être notamment promue par des groupes musulmans, avait fait grand bruit. La MSB estimait que des pratiques «de nature à menacer la cohésion de la communauté nationale» se développaient de manière inquiétantes.

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