L'Equateur pourrait remettre Assange aux autorités britanniques «dans les semaines ou jours à venir»

L'Equateur pourrait remettre Assange aux autorités britanniques «dans les semaines ou jours à venir»© Neil Hall Source: Reuters
Le lanceur d'alerte Julian Assange à la fenêtre de l'ambassade de l'Equateur à Londres

Selon des sources citées par la rédactrice en chef de RT Margarita Simonyan, l'Equateur va remettre sous peu Julian Assange aux autorités britanniques. Outre-Manche, la presse se fait écho de discussions entre Londres et Quito sur son sort.

L'avenir du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié depuis 2012 à l'ambassade de l'Equateur au Royaume-Uni, pourrait rapidement s'assombrir. 

Citant ses propres sources, la rédactrice en chef de RT Margarita Simonyan a déclaré dans un message sur Twitter le 19 juillet que le lanceur d'alerte allait être remis aux autorités britanniques «dans les semaines ou jours à venir». «Plus que jamais, j'espère que mes sources se trompent», a-t-elle ajouté.

Ce message de Margarita Simonyan intervient alors que la presse britannique se fait l'écho de discussions ces derniers jours entre Quito et Londres sur le sort du fondateur de WikiLeaks. Plusieurs médias, dont le Times, rapportent que l'Equateur et le Royaume-Uni cherchent activement un moyen d'expulser le lanceur d'alerte de l'ambassade. Selon le quotidien, des sources proches de Julian Assange soutiennent que celui-ci n'est pas au courant de ces discussions, mais affirment que les Etats-Unis mettent une «pression significative» sur Quito, menaçant notamment de bloquer un prêt du Fonds monétaire international (FMI) s'il venait à rester dans l'ambassade.

Donnant corps à l'hypothèse d'une expulsion imminente, le nouveau président équatorien Lenin Moreno a tenu des propos très critique envers le lanceur d'alerte, qu'il a récemment qualifié de «caillou dans la chaussure» et de «problème hérité» du mandat de son prédécesseur Rafael Correa. Les signes que Julian Assange n'est plus en odeur de sainteté auprès de Quito sont d'ailleurs de plus en plus nombreux : en mars dernier, Quito avait décidé de couper son accès internet, arguant qu'il n'avait pas respecté «son engagement de ne pas interférer dans les relations de l'Equateur avec d'autres pays, dont les Etats-Unis».

Le lanceur d’alerte vit dans l’ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012, après s’y être réfugié pour éviter d'être extradé vers la Suède où il devait répondre à des accusations de viol. Le 19 mai 2017, les autorités suédoises ont décidé d’abandonner leurs poursuites. Néanmoins, la police britannique a fait savoir qu'il serait tout de même arrêté s’il quittait l’ambassade. Julian Assange redoute d'être extradé et jugé aux Etats-Unis, où il y risque des peines de plusieurs centaines d'années de prison en raison de la publication, en 2010 par WikiLeaks, de secrets militaires et de documents diplomatiques américains confidentiels.

Lire aussi : «Mieux vaut être un ver qu'un serpent»: Julian Assange réplique à l'injure d'un ministre britannique

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