Jour de la Victoire : souvenirs et témoignages de la Seconde guerre mondiale (VIDEOS)

Jour de la Victoire : souvenirs et témoignages de la Seconde guerre mondiale (VIDEOS) Source: Sputnik
Nouvel an dans un hôpital pour enfants pendant le siège de Leningrad

Souvenirs et témoignages en ce Jour de la Victoire. 73 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, RT France vous fait revivre des morceaux d'histoire, des histoires familiales ou personnelles empreintes d'émotion.

Des descendants de soldats soviétiques ayant combattu les soldats allemands lors de la Seconde guerre mondiale ont lu des lettres rédigées par leurs ancêtres et adressées à leur famille. L'une d'elles livre le récit poignant d'un jeune pilote tout d'abord déclaré inapte au combat par la commission médicale : après s'être acharné à démontrer le contraire, il sera finalement autorisé à combattre.

Valeri Voskoboïnikov a survécu au siège de Léningrad, le plus meurtrier de l'histoire contemporaine. Il se souvient avec émotion d'avoir vu, alors qu'il était avec sa famille en vacances, son père se décomposer sur place. «C'est la guerre», a-t-il annoncé, alors que Valeri, jeune enfant, n'avait jamais entendu ce mot. Autre souvenir plein d'émotion : cette première mandarine reçue un soir de réveillon du Nouvel an, percée d'un trou dont il n'apprendra que plus tard qu'il était dû à une balle nazie.

A quoi ressemblait un Nouvel an pendant le siège de Leningrad, qui dura de 1941 à 1944 ? Vladimir Foukine, alors ouvrier en usine, raconte ce 1er janvier 1942. Au menu : pain cuit et épluchures de pommes de terre – presque un festin pour sa famille. La gelée obtenue à partir de colle à bois suffit à son bonheur et à celui de ses proches. Galina Zimnitskaïa, 14 ans, se réjouit du verre d'eau chaude et du bout de pain dégustés pour l'occasion. Mais un souvenir et une surprise inespérée vont rendre ce Nouvel an bien plus exceptionnel qu'elle ne le croit.

Rosa Gabrielyan, une ancienne infirmière, a retrouvé des années plus tard l'homme qu'elle a sauvé en temps de guerre. Il l'appelait «petite fleur» lorsqu'elle était jeune : c'est en prononçant ces mêmes mots qu'il est venu vers elle. Ne reconnaissant tout d'abord pas le vieux vétéran, elle a rapidement compris de qui il s'agissait. Ces retrouvailles, après des années, n'ont été que brèves, mais elles étaient d'autant plus intenses que Rosa est décédée peu de temps après avoir retrouvé par accident celui qu'elle avait cherché toute sa vie. 

Même au cœur des affres de la guerre, quelques lueurs d'espoir continuent de nourrir l'espérance, y compris chez les plus faibles.

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