Victimes découpées et sorcellerie : Une mamie serial killer sévissait à Saint-Pétersbourg

Tamara Samsonova
Tamara Samsonova

Une enquête sur un meurtre horrible commis à Saint-Pétersbourg a débouché sur l’arrestation d’un assassin qui aurait fait dix victimes : une vieille femme, trahie par son journal intime.

La façon dont l’enquête démarre est digne d’un film d’horreur, quand lundi, deux paquets contenant des restes de corps humain ont été découverts dans le sud de la ville de Saint-Pétersbourg. La victime, d’un certain âge, a été découpée en morceaux et jetée dans une décharge. On a d’abord retrouvé la partie supérieure du torse sans la tête et un bras enveloppé dans un rideau de douche. Peu après, on a découvert un sac en plastique avec les hanches et les cuisses.

L’enquête a rapidement conduit à un appartement dans un immeuble voisin où habitaient deux vieilles femmes. Les voisins ont déclaré qu’une des résidentes n’était pas sortie depuis plusieurs jours, la police a donc décidé de perquisitionner le logement. La femme qui a répondu à la porte a rapidement confié avoir tué sa compagne en disant qu’elle en avait assez d’elle, selon le journal Komsomolskaïa Pravda.

Tamara Samsonova, âgée de 68 ans, est accusée d’avoir empoisonné son amie Valentina, 79 ans, a rapporté la police. Après le meurtre de sa compagne de longue date jeudi de la semaine dernière, elle a traîné le corps jusqu’à la salle de bains et l’a découpé, avant de disséminer les morceaux dans les environs.

Les enquêteurs ont retrouvé du sang dans la salle de bains qui, selon eux, appartenait à la victime. La salle de bain était également dépourvue de rideau de douche.

Lors de l’investigation, une preuve accablante a été retrouvée, qui suggère que la vieille femme n’en était pas à son coup d’essai, a rapporté le journal Fontanka. La femme tenait un journal intime depuis des années, a dit le rapport, et les enquêteurs ont retrouvé le récit de dizaines de meurtres depuis la fin des années 1990. En lisant le journal intime, les policiers ont pris connaissance de la description du meurtre d’un homme qui louait une chambre dans son appartement. Parmi les détails horribles mentionnés dans le journal intime, il y avait un tatouage spécifique. En 2003, le corps d’un homme mutilé avec le tatouage correspondant a été retrouvé dans le même quartier. La victime n’avait pas été identifiée et le crime jamais résolu.

Il y a un autre lien entre la suspecte et le meurtre de cette année-là – un «livre de sorcellerie», un livre ésotérique avec plusieurs pages déchirées retrouvé par la police. Les pages du même livre ont été retrouvées avec des parties du corps de la victime du meurtre datant de 2003. Il y avait aussi dans l’appartement des taches de sang couvertes par une plinthe.

Compte tenu de ce fait, la police suspecte dorénavant que tous les épisodes du journal – qui est écrit en russe, en anglais et en allemand – peuvent dépeindre la réalité et non une fiction. S’ils sont véridiques, Samsonova a tué son propre mari, qu’elle a déclaré disparu en 2005.

Selon les enquêteurs, le mobile des meurtres n’est pas clair, la suspecte n’en ayant tiré aucun profit personnel. La grand-mère doit maintenant passer un examen psychiatrique pour déterminer si elle est capable de subir un procès pour «meurtre» et «meurtre avec préméditation». 

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