Une fille palestinienne en larmes à cause de Merkel souhaite qu’Israël disparaisse

Reem Sahwil, capture d'écran d'une vidéo de RT
Reem Sahwil, capture d'écran d'une vidéo de RT

«J’espère qu’à un certain moment il n’y aura plus d’Israël ici, seulement la Palestine», a dit Reem Sahwil au journal allemand Die Welt am Sonntag. «Ce pays ne doit plus être appelé Israël mais Palestine».

A la question «est-ce que l’Allemagne est ta maison», Sahwil a répondu «Non», en ajoutant que sa maison est la Palestine. «J’y vivrai [en Palestine] à un moment», a-t-elle dit.

Le journaliste de Die Welt lui a demandé si elle était au courant de l’«histoire spéciale» entre Israël et l’Allemagne.

«Oui, nous avons la liberté d’expression», a dit Reem, «Ici, je peux me permettre de le dire. Je suis prête à discuter de tout».

Sahwil a fait les manchettes plus tôt ce mois quand elle a fondu en larmes durant sa discussion avec la chancelière allemande Angela Merkel. Elle a dit à la dirigeante allemande que sa famille avait été informée qu’ils auront à revenir dans un camp au Liban. Sahwil, cependant, est déterminée à poursuivre ses études en Allemagne.

L’échange a eu lieu pendant un débat télévisé concernant la politique d’asile dans la ville de Rostock dans le nord du pays.

«Vous vous tenez debout devant moi et vous êtes une personne très très gentille, mais vous savez, dans les camps de réfugiés au Liban il y a des milliers des gens et si nous disons que vous pouvez tous venir… Nous ne pouvons pas le permettre», a répondu Merkel à Sahwil.

A la suite de la réponse de Merkel, la fille a commencé à pleurer ce qui a pris la chancelière au dépourvu. Elle a donc essayé de consoler Reem de manière maladroite, s’est approchée d’elle et a caressé son dos alors que la fille continuait à pleurer.

Sahwil, qui est partiellement paralysée à cause d’un problème au cerveau, est née en 2000 dans un camp de réfugiés dans la ville de Baalbek, au Liban. Sa famille a fui en Allemagne en 2011. La fille parle couramment allemand et a le désir de devenir interprète pour les réfugiés.

En réaction, Roland Methling, le maire de Rostock, où Sahwil réside pour le moment avec sa famille, a dit à Die Welt que les autorités de la ville «feront tout pour s’assurer que Reem puisse faire ses études en Allemagne». 

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