«Dégoûtant» ou «bien joué» ? Donald Trump grimé en porc en Une du New York Magazine

«Dégoûtant» ou «bien joué» ? Donald Trump grimé en porc en Une du New York Magazine
La Une du New York Magazine le 2 avril, capture d'écran Instagram

La couverture du New York Magazine du 2 avril fait apparaître Donald Trump affublé d'un groin, renvoyant à sa supposée corruption. Si la presse américaine est habituée aux Unes choc concernant leur président, celle-ci a néanmoins fait réagir.

Le 2 avril dans les kiosques, les Américains ont découvert leur 45e président grimé... en porc. C'est le New York Magazine qui s'est permis cette couverture pour le moins irrévérencieuse. Sur le visage de Donald Trump, affublé d'un groin rose, il est écrit : «Ce n'est pas la collusion, ni l'incompétence, ni la cruauté... C'est la corruption, imbécile !» Et en sous-titre : «Pourquoi l'autocratisme est son talon d'Achille politique».

La plus grande faiblesse de Trump, c'est la corruption et pas la Russie

Plus précisément, à l'intérieur du magazine, l'article promu en couverture, signé par un journaliste d'investigation, est titré : «La plus grande faiblesse de Trump, c'est la corruption et pas la Russie». Le journaliste y livre une critique cinglante du locataire de la Maison Blanche, où il brocarde ce qu'il estime constituer son népotisme, sa corruption et son avidité.

Nouvelle Une anti-Trump choc, nouvelle polémique

La Une, choc, n'a pas manqué de provoquer des réactions sur les réseaux sociaux, outre-Atlantique – certains la jugeant trop vulgaire, d'autres applaudissant son audace et sa pertinence.

Par exemple, Jacob Wohl, jeune rédacteur en chef du site The Washington Reporter et commentateur financier pro-Trump, a estimé que cette couverture était «dégoûtante» et dit espérer que les employés du New York Magazine se retrouvent au chômage.

L'auteur et psychologue aux 200 000 abonnés sur Twitter, Jeffrey Guterman, a également jugé que cette couverture était «de mauvais goût».

L'humoriste Kathy Griffin, adversaire connue de l'administration Trump (elle avait fait polémique en publiant une photo la mettant en scène, tenant une fausse tête décapitée du président américain), s'est pour sa part réjouie du montage photo : «Bien joué, le New York Magazine».

D'autres, plus taquins, comme le commentateur politique Chris Doyle, ont souhaité défendre l'innocence cochonne : «Cher New York Magazine, les porcs ne sont pas corrompus.»

Il à noter que la presse américaine n'a pas pour habitude d'être tendre avec Donald Trump. Entre autres exemples de Unes polémiques : après les événements tragiques de Charlottesville aux Etats-Unis, le New Yorker n'avait pas hésité à dessiner le président en train de souffler sur une voile à l'allure d'un capirote, utilisant la fameuse capuche du Ku Klux Klan comme un porte-voix – le magazine accusait ainsi Donald Trump de tolérer les violences des mouvements suprématistes blancs.

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