«30% de chances» d'inverser le Brexit ? Le nouveau parti qui rêve de faire revoter les Britanniques

- Avec AFP

«30% de chances» d'inverser le Brexit ? Le nouveau parti qui rêve de faire revoter les Britanniques© Peter Nicholls Source: Reuters
James Clarke et James Torrance, deux porte-paroles du mouvement Renew à Londres, le 19 février 2018, illustration

Renew, le nouveau mouvement politique britannique anti-Brexit est officiellement lancé. Les législatives dans le viseur, le mouvement fondé sur le modèle d'En Marche prétend inverser le résultat exprimé par les Britanniques sur la sortie de l'UE.

Un nouveau parti politique anti-Brexit, le mouvement Renew [Renouveler], construit sur le modèle d'En Marche ! a été officiellement lancé le 19 février. Renew tentera de s'appuyer sur les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne et ce malgré la décision des Britanniques exprimée par référendum de quitter l'UE.

«Notre objectif est de renverser le Brexit et de restaurer notre position influente en Europe, afin de nous concentrer sur ce qui compte vraiment au Royaume-Uni», a expliqué le parti sur son site internet, avant son lancement dans le centre de Londres.

Renew a affirmé pouvoir déjà aligner plus de 300 candidats aux prochaines législatives prévues en 2022 mais qui pourraient intervenir plus tôt en raison de la faiblesse du Premier ministre conservateur Theresa May à la tête d'un exécutif divisé. Le parti vise 650 candidats issus de la société civile, pour chacune des circonscriptions du Royaume-Uni. 

Faire revoter les Britanniques : le rêve des anti-Brexit

Renew a été fondé par l'ancien financier Chris Coghlan avant les élections générales de juin 2017 où il s'était présenté comme candidat indépendant avec un programme anti-Brexit dans le sud de Londres. Il était arrivé quatrième avec 1 234 voix. 

Depuis le début de l'année au Royaume-Uni, plusieurs campagnes de mouvements anti-Brexit, appelant à organiser un nouveau référendum, ont vu le jour à l'initiative de citoyens déçus par le résultat du vote du 23 juin 2016.

Début février, les opposants à la sortie de l'UE avaient lancé une plateforme commune, la Grassroots Coordinating Group (GCG), pour coordonner leurs efforts afin de peser sur les négociations avec Bruxelles, souhaitant idéalement obtenir un nouveau vote.

Andrew Adonis, un membre travailliste de la Chambre des Lords, a lancé sa propre campagne aux côtés d'un groupe de jeunes souhaitant stopper le Brexit, «Our Future, Our Choice». L'organisation pro-UE «Best for Britain» a elle obtenu un don d'environ 500 000 livres (564 000 euros) du milliardaire américain George Soros. 

«30% de chances» pour un second vote selon l'architecte de l'article 50

La sortie du Royaume-Uni de l'UE a été votée avec près de 52% des voix lors du référendum du 23 juin 2016 et doit se concrétiser le 29 mars 2019.

Il y a 30% de chances de pouvoir organiser un nouveau référendum

Un des architectes de l’article 50 du Traité de Lisbonne, Lord John Olav Kerr, semble souscrire lui aussi à la thèse selon laquelle l'annulation du Brexit a une chance d'aboutir. Interrogé par France Info le 19 février, il a déclaré : «L’opinion publique commence à changer. C’est petit, mais perceptible : les gens sont de plus en plus inquiets face aux conséquences de notre départ, notamment sur l’emploi ! Je pense qu’il y a maintenant au moins 30% de chances qu’on organise un nouveau référendum.»

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