Retour des djihadistes : même problème, stratégies différentes pour l'Europe, la Russie et les USA

Retour des djihadistes : même problème, stratégies différentes pour l'Europe, la Russie et les USA© Ahmad Al-Rubaye Source: AFP
Drapeau de l'Etat islamique déchiré dans la ville de Tal Afar en Irak.

Face au recul de Daesh, le problème du retour des djihadistes se pose plus que jamais. Rapatriés dans leur pays d’origine ou traduits en justice en Irak ou en Syrie, chaque pays a sa propre stratégie.

Alors que les combats contre l'Etat islamique ont quasiment cessé en Irak et en Syrie, et qu’une grande partie des djihadistes ont été capturés, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Russie ou encore les Etats-Unis se trouvent face à l'épineuse question du retour des djihadistes. 

Chez les Britanniques, le secrétaire d’Etat à la Défense Gavin Williamson assure ne pas vouloir des combattants chez lui. «Je ne pense pas qu’ils doivent remettre un jour les pieds dans mon pays. Ils ont tourné le dos à la Grande-Bretagne, à nos valeurs, et à tout ce que nous défendons, c’est le pire de tout», déclarait-il fin décembre. En revanche, les Américains espèrent bien que les pays occidentaux traduiront leurs ressortissants devant leurs propre tribunaux. Kathryn Wheelbarger, du secrétariat de la Défense pour les affaires de sécurité intérieure des Etats-Unis, a ainsi expliqué travailler avec la coalition pour que les djihadistes détenus à l'étranger reviennent «dans leur pays origine pour y être interrogés».

Combien de djihadistes sont concernés ?

Au Royaume-Uni, sur les 850 ressortissants partis combattre en Irak ou en Syrie, la moitié en sont revenus, selon les chiffres du centre de données Jane's Terrorism and Insurgency Centre. Ils seront condamnés à des peines de prison. En Allemagne, sur les 915 aspirants djihadistes, 300 ont regagné le pays. Outre la prison, le pays mise également sur des programmes de réinsertion pour les personnes dont il n’est pas fait la preuve qu’elles aient participé à des combats. En Russie, qui prévoit des unités de dé-radicalisation, sur les 3 417 djihadistes partis, seuls 400 sont rentrés.

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