L’interdiction du port du voile intégral étendue au Cameroun suite à l'attentat à Maroua

Une femme portant le voile intégral Source: Reuters
Une femme portant le voile intégral

Deux jours après une attaque suicide qui a fait 13 morts, les autorités camerounaises ont étendu l’interdiction du voile intégral islamique ou burqa, auparavant limitée au nord du pays et aux régions de l’Est, ainsi que du Littoral.

La mesure a été annoncée par le gouverneur de la région de l’Est, lors d’une réunion de sécurité des responsables locaux «élargie aux imams», a fait savoir la Cameroon Radio-Television (CRTV). La région de l’Est se trouve à proximité de la région de l’Amadoua, une des régions du nord du pays.

La région du Littoral (à l’ouest), qui abrite la «capitale économique» du pays Douala, s’est également vue frappée par cette interdiction, imposée dans le but de prévenir d’éventuels attentats, selon la chargée de communication pour cette région Mireille Bisseck.

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La semaine dernière, le port du voile intégral a été interdit dans la région de l’Extrême-Nord, régulièrement ciblée par les attaques des islamistes du groupe Boko Haram. A l’instar du Tchad voisin qui avait déjà opté pour cette mesure, les policiers ont reçu l’ordre d’interpeller toute femme portant le voile intégral.

Cependant, après un attentat-suicide perpétré mercredi à Maroua, capitale de l'Extrême-Nord, qui a fait 13 victimes, qui a suivi de près une autre attaque dans une localité frontalière du Nigéria, les autorités camerounaises redoutent que les attentats se propagent vers d’autres régions du pays.

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