Beppe Grillo appelle l'Italie à se servir de «son énorme dette» contre l'Allemagne

Le leader du mouvement Cinq étoiles, Beppe Grillo© Remo Casilli Source: Reuters
Le leader du mouvement Cinq étoiles, Beppe Grillo

Comparant les négociations en vue de sauver la Grèce à du «nazisme explicite», le leader italien du Mouvement 5 étoiles appelle son pays à nationaliser ses banques et à sortir de l'Euro. Et au passage, il égratigne Alexis Tsipras.

Comme à son habitude, Beppe Grillo, à la tête du mouvement politique italien 5 étoiles n'y va pas par quatre chemins. Mais le billet qu'il a posté jeudi sur son blog est particulièrement assassin pour l'Europe et l'Allemagne.

L'ex-comédien, qui dirige désormais le deuxième parti d'Italie, déclare ainsi qu'il est nécessaire de tenir compte de l'exemple grec. Comparant les négociations autour du plan de sauvetage à du «nazisme explicite», Beppe Grillo affirme avoir «prépapé un Plan B pour l'Italie afin que le pays soit prêt lorsque les créanciers viendront rôder [du côté italien]». Invitant Rome à adopter «une position anti-euro claire» Beppe Grillo estime qu'il faudrait nationaliser les banques et passer à une autre devise.

La chancelière allemande, Angela Merkel, en bien mauvaise posture !© Capture d'écran réalisée sur le site de Beppe Grillo
La chancelière allemande, Angela Merkel, en bien mauvaise posture !

«Voilà comment ne pas perdre la première bataille lorsque le temps viendra de rompre avec l'Union européenne et la Banque centrale» écrit-il. Beppe Grillo vise ici particuliètrement l'Allemagne. Selon lui, l'Italie devrait utiliser son énorme dette, évaluée à 2 000 milliards d'euros, pour «faire pression sur l'Allemagne» - qui craint plus que tout un défaut de paiement italien - et empêcher ainsi Berlin «d'interférer avec le droit légitime de Rome de convertir sa dette dans une autre devise».

Enfin, Beppe Grillo égratigne le leader du mouvement d'extrême-gauche grecque, Alexis Tsipras. «Il aurait été très difficile de faire pire que ce qu'Alexis Tsipras a fait pour défendre les intérêts des Grecs» conclut-il. En effet, pour éviter un défaut de paiement et maintenir son pays dans la zone euro, le chef du gouvernement grec a été forcé de céder à l'ensemble des demandes formulées par les créanciers -notamment l'Allemagne - ouvrant la voie à une nouvelle ère d'austérité drastique pour le peuple grec.

En savoir plus : Tsipras parle de «compromis» après le vote d'un nouveau paquet de réformes par le parlement

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