Israël remettra sa démission à l'Unesco avant la fin de l'année

Israël remettra sa démission à l'Unesco avant la fin de l'année© Philippe Wojazer Source: Reuters
Le siège de l'Unesco à Paris, illustration

Israël s'apprête à remettre un courrier officiel à la directrice générale de l'Unesco, lui signifiant son retrait de cette organe des Nations unies. Des négociations en cours pourraient cependant inverser le processus durant l'année 2018.

Dénonçant des «attaques systématiques» de l'Unesco contre Israël, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, a déclaré le 22 décembre que son pays allait quitter l'organisation, selon des informations rapportées par l'agence Associated Press.

Le porte-parole a précisé qu'une lettre de retrait serait remise à la directrice générale de l'Unesco – la Française Audrey Azoulay – avant la fin de l'année et qu'Israël quitterait l'organisation d'ici la fin de l'année 2018.

L'Etat juif avait déjà annoncé ce retrait le 12 octobre, suivant une décision similaire des Etats-Unis, qui faisaient justement valoir les «préjugés anti-israéliens» de l'Unesco. Le retrait américain prendra effet au 31 décembre 2017.

A l'occasion de l'annonce israélienne d'octobre, Danny Danon, représentant permanent d'Israël auprès des Nations unies, avait déclaré dans un communiqué : «Nous entrons dans une nouvelle ère aux Nations unies : celle où, quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix.»

Divorce... ou renégociation ?

Néanmoins, selon les informations de la chaîne i24news, après qu'un envoyé spécial du ministère israélien des Affaires étrangères a rencontré Audrey Azoulay à l'Unesco, il aurait été conclu que si les relations venaient à s'améliorer au cours de l'année 2018 entre l'Unesco et l'Etat hébreu, Israël pourrait décider de rester dans l'organisation.

Dans le courrier qui sera remis à l'Unesco, Israël pointerait du doigt la nécessité d'engager des réformes au sein de l'Unesco.

Selon Haaretz, l'Etat juif voudrait mettre fin à la supposée politisation de cette organisation et à la discrimination anti-israélienne qui y aurait cours.

En juillet, l'Unesco avait déjà provoqué l'ire d'Israël en inscrivant la vieille ville d'Hébron sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité. Hébron y apparaissait comme un ville islamique, tandis que le peuple juif y revendique sa présence depuis 4 000 ans. 

Lire aussi : La France regrette la sortie des Etats-Unis de l'UNESCO, Israël annonce son retrait à son tour

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