Syrie : la ville d'Alep bombardée lors de la célébration de l’anniversaire de sa libération

Syrie : la ville d'Alep bombardée lors de la célébration de l’anniversaire de sa libération
Illustration : la ville d'Alep en Syrie, photo ©Sandra Auger / Reuters

D'après la télévision publique syrienne, plusieurs civils auraient été tués par des tirs d'artillerie et de missiles ce 21 décembre 2017, un an presque jour pour jour après la libération de la ville en décembre 2016.

D'après des médias officiels syriens, des tirs d'artillerie et de missiles auraient tué des civils qui célébraient ce 21 décembre 2017 le premier anniversaire de la libération d'Alep. Selon l'agence syrienne Sana, qui cite une source policière, au moins six personnes auraient été blessées ou tuées. Parmi les victimes figureraient une fillette de six ans et une adolescente âgée de 13 ans.

L'attaque aurait été lancée depuis Al-Rashiddeen, la banlieue ouest d'Alep, qui est encore sous contrôle partiel de groupes armés islamistes. Pour l'heure, l'origine des tirs n'a pas été déterminée.

Le 22 décembre 2016, Damas annonçait la libération d'Alep, deuxième ville du pays, étape majeure dans la reconquête du territoire syrien par les autorités. L'armée syrienne et son allié russe avaient remporté leur plus grande victoire face aux groupes rebelles et à divers groupes djihadistes depuis le début de la guerre en 2011 – djihadistes qui avaient fait de l'est de la cité l'un de leurs fiefs les plus importants dans le pays. La partie orientale de la ville était en effet notamment sous la coupe de combattants du front Al-Nosra (issu de la branche locale d'al-Qaïda et qui a changé plusieurs fois de nom par la suite).

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L'offensive avait chassé les combattants d'Alep, tandis que des djihadistes tentaient d'empêcher les civils de s'échapper par des corridors humanitaires institués dans le cadre d'une collaboration entre la Russie et la Syrie. Les civils avaient finalement pu quitter la ville tandis que les rebelles toujours sur place avaient accepté de participer avec leurs familles à une évacuation organisée par Damas.

Depuis leur libération, un grand nombre de réfugiés sont revenus en ville pour reprendre une vie sans heurts mais les menaces persistent alors que les djihadistes et les rebelles contrôlent toujours des zones dans les banlieues de l'ouest de la ville, d'où ils procèdent occasionnellement à des tirs d'artillerie et lancent des missiles sur les zones résidentielles.

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