Des mafias arabes auraient infiltré la police de Berlin, sa direction dément

Des mafias arabes auraient infiltré la police de Berlin, sa direction dément © Fabrizio Bensch Source: Reuters
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Des clans criminels, principalement composés de membres de familles mafieuses venues de pays arabes, tenteraient de s'infiltrer au sein de la police de Berlin, selon un responsable syndical. Des propos niés avec vigueur par la direction de la police.

Bodo Pfalzgraf, responsable syndical de la police berlinoise, a donné une interview explosive à la chaîne de télévision allemande ZDF le 8 novembre, dans laquelle il a expliqué que des mafias originaires de pays arabes et implantées dans la capitale allemande cherchaient à infiltrer les services de police pour accéder à des informations sensibles. «La vérité doit être révélée», a-t-il lancé sans ambages.

«Il y a des indices clairs qui montrent que d'importants clans arabes ont une stratégie [d'infiltration] et tentent de garder certains membres de leurs familles loin des activités criminelles afin qu'ils puissent intégrer plus tard les services de l'Etat», a notamment confié Bodo Pfalzgraf dans cette interview.

«Les mafias de migrants ont un intérêt vital à connaître le fonctionnement des services de l'Etat, la façon dont opère la police et quand elle procède à des recherches [et des raids]», a-t-il ajouté, sans pour autant avancer de preuves. 

Mais sachant le sujet hautement sensible, Bodo Pfalzgraf a également mis en garde contre toute forme de discrimination à l'embauche, affirmant que personne ne devait se voir refuser un emploi dans les services de l'Etat «juste à cause de son nom». Ses propos ont toutefois déclenché un vif tollé dans les médias.

Des assertions «totalement fausses» selon le chef de la police de Berlin

Le chef de la police de Berlin, Klaus Kandt, a rapidement réagi à ces allégations, les balayant d'un revers de la main à l'occasion d'une réunion parlementaire le 8 novembre : «Ces assertions sont totalement fausses.» Selon lui, elles seraient motivées par des intentions racistes.

Une position reprise par la numéro deux de la police berlinoise, Margarete Koppers, qui a confié lors de cette même réunion que la possibilité d'une infiltration de la police par des clans avait été «exclue». Elle a en outre ajouté qu'aucun membre des clans en question n'étudiait dans les écoles de police.

Cette passe d'armes entre syndicat et hiérarchie intervient après la révélation d'un scandale impliquant une étudiante en droit qui effectuait un stage dans l'une des écoles de police de la capitale allemande. Cette étudiante, d'origine arabe, avait été arrêtée après avoir pris des photos de documents confidentiels de la police et les avoir envoyé à un des ses contacts via l'application WhatsApp.

Selon le journal local BZ, l'étudiante de 22 ans s'intéressait particulièrement aux photos des membres d'un clan criminel arabe présumé qui sont actuellement recherchés. Le quotidien a précisé que l'étudiante s'était portée volontaire pour faire un stage dans ce département de police spécifique.

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