Un magnat du porno offre 10 millions de dollars à qui permettra la destitution de Trump

Un magnat du porno offre 10 millions de dollars à qui permettra la destitution de Trump© Capture d'écran / washingtonpost.com
Publicité de Larry Flynt dans le New York Times offrant 10 millions de dollars à celui qui permettra l'impeachment de Donald Trump

Larry Flint, fondateur du magazine pornographique Hustler, s'est payé une pleine page dans le Washington Post pour proposer 10 millions de dollars à celui qui fournira des éléments compromettants susceptibles de destituer le président américain.

Wanted! C'est en résumé le contenu de la pleine page de publicité que s'est offert Larry Flynt dans l'édition du 15 octobre du quotidien américain Washington Post. Dans un long texte sans image, le riche homme d'affaire américain, fondateur du magazine pornographique Hustler propose une récompense de 10 millions de dollars, non pas à celui qui lui rapportera le président Donald Trump mort ou vif, mais à celui qui transmettra des informations pouvant mener à une procédure d'impeachment contre lui. Cette procédure qui peut être lancée par le Parlement est le seul moyen légal aux Etats-Unis qui permette de destituer un président (ou tout autre haut fonctionnaire) en exercice. 

Dans le long texte qui accompagne cette offre, le magnat américain pointe du doigt l'illégitimité du système de vote par grands électeurs (suffrage universel indirect), vestige selon lui des Etats-Unis esclavagistes de l'ancien temps, et présenté comme «un véritable anachronisme aujourd'hui dans une société multiculturelle».

Conformément au système électoral américain, un président peut être élu avec moins de suffrages que son rival, ce qui a été le cas de Donald Trump.

Précisant plus loin que sa condamnation morale du système électoral ne justifiait «bien sûr» pas moralement ou légalement la mise en place d'une procédure d'impeachment à l'encontre de Donald Trump, le magnat de la presse pour adultes liste alors six «accusations» justifiant selon lui sa destitution.

Larry Flynt accuse entre autres Donald Trump d''incitation à la haine raciale par sa défense «inconditionnelle du KKK [Ku Klux Klan] et les néo-nazis après les émeutes de Charlottesville» ou encore de conflit d'intérêt entre son empire commercial et sa fonction. Reprenant une accusation particulièrement médiatisée, il estime également qu'il existe une collusion entre Donald Trump et «une puissance étrangère hostile», en l’occurrence la Russie, accusée de s'être ingérée dans la présidentielle américaine, malgré les multiples démentis de Moscou.

Le pornographe reproche par ailleurs au président son «ignorance complète des affaires du monde» et son «sabotage» des accords de Paris, pourtant signés par 195 pays. 

«Le plus inquiétant est que, bien avant que l'apocalypse du changement climatique ne frappe, Trump pourrait déclencher une guerre nucléaire mondiale», peut-on par ailleurs lire dans cette liste de griefs à l'égard du chef d'Etat. 

S'appuyant sur ces arguments, le texte part donc à la recherche de «preuves irréfutables» pouvant mener à la destitution de Donald Trump.

Une technique déjà éprouvée 

Ce n'est pas la première fois que Larry Flynt se livre à ce genre d'exercice contre des personnalités politiques. Il avait notamment proposé d'offrir un million de dollars en 2012 à quiconque lui fournirait des informations fiscales sur le candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney ou encore un million de dollars en octobre 2016 à quiconque lui fournirait des informations à charge contre le candidat Donald Trump.

Il avait à cette dernière occasion demandé un échantillon «vidéo ou audio vérifiable [...] montrant clairement Donald Trump se livrant à des activités illégales ou ayant un comportement sexuel déplacé ou dégradant». Coïncidence ou non, une vidéo datant de 2005 montrant le candidat républicain tenir des propos vulgaires, «de vestiaire» de son propre aveu, avait fait la une des médias américains quelques temps après, perturbant sa campagne.

Aujourd'hui, le magnat de la pornographie est prêt à mettre le prix pour avoir la tête du président dans ce qu'il considère être son «devoir patriotique».


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