Le Hamas annonce avoir conclu un accord avec le Fatah pour une possible réconciliation palestinienne

- Avec AFP

Le Hamas annonce avoir conclu un accord avec le Fatah pour une possible réconciliation palestinienne© Mohammed Salem Source: Reuters
Un Palestinien prend un selfie avec un membre du mouvement du Fatah lors de sa libération d'une prison dirigée par le Hamas dans le cadre des efforts de réconciliation dans la ville de Gaza le 1er octobre 2017

Le Hamas et son rival le Fatah sont parvenus à un accord après deux jours de discussions menées à huis clos au Caire et censées concrétiser une réconciliation annoncée la semaine dernière, selon un communiqué du mouvement islamiste le 12 octobre.

Le bureau de Ismaïl Haniyeh chef du Hamas, mouvement islamiste palestinien, a annoncé le 12 octobre avoir convenu d'un accord avec le parti laïc et modéré du Fatah devant ouvrir la voie à une réconciliation palestinienne. Une source au sein du Fatah a par ailleurs fait savoir qu'une conférence de presse était prévue en milieu de journée au Caire, en Egypte, où les deux camps ont mené des discussions à huit clos durant deux jours. 

Peu de temps après cette annonce, le Fatah a déclaré que le président palestinien Mahmoud Abbas se rendrait à Gaza d'ici un mois. 

Les pourparlers portaient sur les détails concrets du rapprochement entre les deux rivaux, après une décennie de dissensions dévastatrices. Les négociations sur les questions les plus ardues, comme le contrôle de la sécurité dans la bande de Gaza et le sort des 25 000 hommes du bras armé du Hamas, risquaient d'être remises à plus tard.

Le Hamas gouverne la bande de Gaza sans partage depuis qu'il en a évincé l'Autorité palestinienne au prix d'une quasi-guerre civile avec le Fatah en 2007.

L'Autorité, entité internationalement reconnue et supposée préfigurer un Etat palestinien indépendant, est dominée par le Fatah, mais n'exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie, occupée par Israël et distante de Gaza de quelques dizaines de kilomètres.

Les divisions palestiniennes sont considérées comme un des principaux obstacles à un règlement du conflit israélo-palestinien. Sous pression, le Hamas avait accepté en septembre dernier le retour à Gaza de l'Autorité et de son gouvernement.

Vers une réconciliation palestinienne ?

Ainsi, après une décennie de dissensions dévastatrices, le gouvernement palestinien et le Hamas sont entrés dans le dur des discussions sur une réconciliation dont les implications dépassent la bande de Gaza.

Le Premier ministre Rami Hamdallah avait foulé le 2 octobre dernier le sol de la bande de Gaza pour la première fois depuis 2015. Il avait été accueilli par des milliers de Gazaouis espérant qu'une réconciliation soulagerait leur quotidien. Le lendemain, Rami Hamdallah avait tenu le premier conseil des ministres à Gaza depuis 2014.

La visite de Rami Hamdallah était censée matérialiser les efforts de réconciliation et préparer le terrain à un transfert des pouvoirs, au moins civils, du Hamas à l'Autorité palestinienne. 

L'enjeu le plus immédiat de ces pourparlers est le sort des deux millions de Gazaouis, éprouvés par trois guerres avec Israël depuis 2008, les blocus israélien et égyptien destinés à contenir le Hamas, la pauvreté, le chômage et les pénuries récemment aggravées d'eau et d'électricité. 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a prévenu que son pays n'accepterait de traiter avec un gouvernement parlant au nom de toutes les factions palestiniennes que si le Hamas démantèlait son bras armé, rompait avec l'Iran et reconnaissait Israël. Des conditions a priori irrecevables pour le Hamas.

L'administration de Donald Trump, qui cherche à relancer l'entreprise de paix, a dit «suivre attentivement» l'évolution de la situation et répété que tout gouvernement palestinien devait renoncer à la violence et reconnaître Israël.

Mahmoud Abbas a implicitement admis l'écueil, en soulignant les «différences idéologiques et politiques» entre le Hamas et l'Autorité. «Quand ils voudront rejoindre l'OLP (Organisation de libération de la Palestine internationalement reconnue et chapeautant l'Autorité), ils devront souscrire à la politique de l'OLP». Et donc reconnaître Israël.

Lire aussi : La justice israélienne suspend une loi favorable aux colons et controversée

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»